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Récap’ de mes lectures de Mars 2019

Le chant des revenants

Le chant des revenants est un roman assez déroutant. Après un début rugueux, l’intrigue se déploie ensuite de manière assez laborieuse. Et s’il aborde bien des sujets lourds et graves, le roman se résume en fin de compte à raconter une tranche de vie.

On se prend d’une véritable empathie pour les deux jeunes enfants, qui illustrent à la perfection la devise « on ne choisi pas sa famille ». Drogue, violence, alcool, leurs parents sont en roue libre. Plus que la couleur de leur peau, qui n’est finalement pas un sujet si central dans le récit, c’est plutôt l’inaptitude de certains à être parent, dans une Amérique qui ne pardonne rien qui est mise en lumière.

Chargé malgré tout d’une poésie crépusculaire l’auteur nous gratifie de quelques figures de style intéressantes. Mention spéciale à la traduction française déplorable qui se borne à un mot à mot désespérant.

Venise à double tour

On ne reviens jamais complètement indemne d’un voyage à Venise. Même le touriste le plus superficiel et ingrat, qui se contente d’un aller-retour de quelques heures entre la cabine de son paquebot et la place Saint Marc, ne restera pas insensible à l’atmosphère si particulière de cette ville si particulière, entre ciel et mer, dépourvue de la cacophonie automobile et parsemée de joyaux architecturaux.

Alors pour qui dépasse ce statut de simple touriste et s’attache à s’imprégner de l’histoire vivante de la cité lacustre, c’est l’assurance de s’ouvrir des découvertes architecturales et humaines et saisir ce qui constitue l’âme et le coeur de Venise.

Multipliez les séjours sur place et vous reviendrez à chaque fois un peu plus différent, un peu plus riche de ce que vous aurez découvert sur place.

Jean-Paul Kauffmann, dont c’est là le premier ouvrage a passer entre mes mains (shame !), entretien avec Venise une histoire passionnée.

A force d’escales dans la ville désormais plus que millénaire, que la doxa des tour operator désigne jusqu’à l’écoeurement par le vocable éculé de « sérénissime », l’auteur possède une intimité avec Venise que seuls ceux qui cherchent véritablement à la connaître peuvent atteindre.

A tel point, que ne semblent lui manquer que l’inaccessible pour dernier terrain de jeu. Comme si tout le reste constituait un fait acquis.

Déroulé comme une enquête, la quête des églises fermées de Venise, souvent invisibles pour le commun des mortels, et devant lesquelles passent des hordes toujours plus nombreuses de touristes indifférents, se révèlent non seulement ardue, mais également imprévisible.

Car plus que l’intérieur de ces églises, on découvre avec cette quête une des faces cachée de Venise. Celle de la gestion administrative, de la vie économique. Bref, ce qu’il y a derrière l’écrin idyllique et romantique des décors de cartes postales.

Porté par une plume aiguisée et élégante, ces quelques pages sont autant le reflet d’un parcours du combattant pour se faire ouvrir ces joyaux cachés du public, qu’un puissant et vibrant hommage à Venise qui pourra en inciter plus d’un à délaisser les parcours fléchés pour se perdre dans les ruelles magnifiques de cette cité si arpentée et pourtant si mystérieuse.

Merci, Fallait pas

Si l’intention du livre est louable, force est d’admettre que son ton passe à côté de son objectif. Ni drôle ni pertinent, l’auteur se contente d’empiler les clichés sans apporter une once de valeur ajoutée.

Sans cesse péremptoire, le livre passe avant tout pour donneur de leçon et finalement assez manichéen et absolutiste alors que son propos vise justement à contribuer à « vulgariser » le discours féministe. Sans compter que bon nombre de cas présentés sont éculés, voire dépassés…

Si la guerre est une chose trop sérieuse pour qu’on la confie aux militaires, il en va peut-être de même pour le féminisme (par ailleurs assez mal défini par l’auteur) qui est un sujet suffisamment sérieux pour qu’on ne le galvaude pas n’importe comment.

Ce qui fonctionne sur Youtube ne devrait parfois pas franchir la barrière des pixels de nos écrans…

Ce pays que tu ne connais pas

Quoique j’ai comme chacun d’entre nous un trou du cul point de vue sur le monde et des convictions politiques (au sens général du terme et non partisan) je tâche au maximum de rester le plus neutre et le plus objectif possible.

C’est pour cela que j’attache une attention toute particulière à écouter ce que chaque courant de pensée a à dire. Je reste fermement convaincu que le pluralisme et le débat d’idées est le seul vecteur du mieux vivre ensemble, garant de nos démocraties modernes.

Ne partageant pas, à priori, les mêmes idées que François Ruffin, les qualités humaines du bonhomme et son parcours, avant qu’il ne soit élu député, me le rendent éminemment sympathique.

Ce livre est un véritable cri du cœur qui, à l’opposé de toute la littérature politique saisonnière aseptisée, est emprunte de sincérité, de justesse, de vérité et de franchise.

Si la forme est par moment volontairement tranchante, le fond du propos est quant à lui profondément sérieux et ne tombe pas dans un manichéisme simpliste que le genre aurait pu encourager.

Bien entendu, c’est à charge contre le Président de la République. Bien entendu, le propos est très teinté de « rouge » et penche clairement à gauche. Mais l’empathie de l’auteur, et la primauté donnée à son parcours, n’en font pas un réquisitoire bête et méchant mais au contraire une tentative d’appel au secours.

S’il ne fera pas forcément avancer le débat politique, qui reste très cloisonné à la sphère feutrée des palais parisiens, cet ouvrage a au moins le mérite de rendre témoignage du parcours d’un des députés les plus atypiques de la mandature actuelle, voire de la Ve république.

Venise, la cité monde

C’est en rentrant de Venise que je me suis fait l’amère réflexion que malgré mon passé d’historien, je ne connaissais finalement pas grand chose des détails de l’histoire de Venise.

Se mettre en quête d’une bibliographie sur Venise s’avère être une mission périlleuse. La plupart des titres recommandés ici ou là sur le net n’est plus édité ou, s’il le sont, ne sont pas disponibles immédiatement en librairie. On privilégie évidemment les guides de voyages, qui se vendent comme des petits pains, mais qui à l’heure du temps réel, deviennent obsolètes dès leur impression.

Parmi les titres suggérés et sur lesquels j’ai pu mettre la main, cet ouvrage propose une approche particulière de l’histoire de Venise.

Globalement chronologique, l’ouvrage adopte une structure articulée autour de quatre thématiques qui permet de faire la synthèse de plusieurs sujets, le tout à travers le prisme du caractère « international » de la ville, située aux centres politiques et économiques de l’histoire mondiale.

Recueil de plusieurs textes qui s’apparentes à des articles de publications spécialisées, ce livre offre un aperçu plaisant de l’histoire de Venise et fouinant plusieurs de ces aspects.

Cette lecture est toutefois largement insuffisante pour appréhender toute l’histoire de la ville et il faut notamment s’appuyer sur d’autres sources, qu’elles soient livresques ou numériques pour expliciter certains termes ou certaines notions si celles-ci vous sont inconnues par ailleurs.

Développez votre intelligence avec le Mind Mapping

A force de tourner autour du pot, la rigueur m’a poussé à revenir aux fondamentaux de l’outil de Mind Mapping.

S’il faut reconnaître à Tony Buzan d’avoir formaliser un certains nombre de concept autour de cette méthode, il faut admettre qu’elle lui fut antérieure. Tout ça pour dire que quand l’auteur nous dit qu’il a « inventé » la méthode, il faut le relativiser.

Presque exclusivement orientée sur une pratique manuelle de la méthode, le livre présente une méthode très stricte et limitante en dehors de laquelle il ne saurait y avoir de salut selon Tony Buzan.

Si la nécessité d’avoir un cadre est important, le caractère très personnel des cartes mentales produites impose justement que chacun puisse s’approprier les règles pour pouvoir les enfreindre ensuite et trouver les automatismes propre à chacun.

Si la définition des bases est nécessaire, l’ouvrage me semble trop absolu et imposer un carcan trop strict. Tout le monde n’a pas besoin d’un dessin central, de courbures et autres fioritures.

A l’heure du numérique, un bon outil flexible et dans l’esprit de ce qui est présenté par Tony Buzan peut donner d’aussi bons voire de meilleurs résultats quand à la mémorisation ou l’organisation de la pensée.

Là encore, chaque cas va être unique.

Une lecture importante, mais qu’il faut savoir très vite dépasser pour s’approprier les outils et la méthodes et la mettre à son service.

Dette de sang

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’auteur ne tergiverse pas.

On entre d’emblée dans le cœur de l’action et le lecteur n’a pas vraiment le temps de se poser de question. Tout va vite. Extrêmement vite d’ailleurs.

Mais là où cet ouvrage se distingue d’une banale histoire d’enquête ou même de vengeance, c’est qu’il illustre la fragilité des frontières entre bien et mal, bons et mauvais, gentils et méchants, justice et vengeance, détresse et folie. On assiste à la lente transformation de la seule survivante qui passe progressivement de la tristesse à la noirceur la plus totale.

Dans un inattendu retournement de situation savamment amené, les rôles se trouvent finalement inversés et les êtres les plus noirs ne sont finalement pas ceux que l’on croient. Le mystère reste hélas entier à la fin de la lecture, ce qui ne gâche en rien la qualité du roman, mais frustre quelque peu le lecteur !

Venise, Portrait historique d’une cité

Réédition d’un ouvrage des années 70, cet livre s’inscrit dans le courant historiographique qui cherche à s’extraire de l’approche purement chronologique prévalant largement au XXe siècle pour glisser vers une destructuration du récit historique, privilégiant le thématique sur le chronologique pure.

En résulte un ouvrage aujourd’hui daté, puisque si réédition il y a, cette édition n’est nullement enrichie par les derniers développements de la recherche historique concernant Venise.

Si celles-ci ne bouleversent pas fondamentalement la science des faits et de leur enchaînement, elles permettraient néanmoins de tempérer la teinte politique prise par cette étude de Venise, finalement assez superficielle.

Pas vraiment une lecture recommandée pour celles et ceux qui souhaiteraient approfondir leurs connaissances de l’histoire de la sérénissime.

Le jardin des papillons

Ce roman glaçant déploie sont intrigue avec un brio exceptionnel.
Jouant habillement des non dit, l’histoire prend la chronologie à rebours en nous racontant les faits alors que l’intrigue est déjà dénoué du point de vue des personnages.
Les faits se dévoilent donc à mesure que le personnage principal les raconte tel qu’elle les a vécu.
Par petites touches, on découvre tout de cet enfer dans lequel perce malgré tout un peu de joie et de solidarité.
Mais des antagonistes principaux, nous ne saurons rien. Tout juste leurs noms et certaines de leurs tenues vestimentaires. De même, si l’on devine certaines situations car insinuées, elle ne se révèlent pleinement qu’à la toute fin.
Prodigieux dans son processus d’écriture, la trame nous fait adopter progressivement la résignation des filles prisonnières du jardin preuve que le lecteur s’identifie très bien à ces personnages attachants et bien écrit.
Les pièces du puzzle finissent par s’assembler et il n’est pas sur qu’une suite (en deux volumes) était indispensable.

Le vol de la Joconde

Quoique cela ne soit pas particulièrement mal écrit, ce livre est en définitive assez inintéressant.

S’adressant par moment directement au lecteur, ne respectant pas la chronologie ni la cohérence des faits, on ne sait finalement pas trop ce que cherche à accomplir l’auteur par cet ouvrage.

Hommage maladroit aux « génies » artistiques de la France du début du XXe siècle, le récit enchaîne les portraits de ces artistes, au moins connus de nom, et pour lesquels l’auteur semble éprouver une certaine fascination.

La trame narrative n’est qu’un prétexte assez vite oubliable pour permettre à l’auteur de mettre en scène sa galerie de personnage.

A noter toutefois quelques anecdotes sur des faits parfois méconnus mais qui ne suffisent pas à faire surnager un propos passable et quelconque.

Voyage au pays des bibliothèques (Critique)

Je reviens assez longuement sur ce livre dans la critique que je lui ai consacré.

Un ouvrage, et surtout un rapport, assez faible, superficiel, dont les vides sidéraux tentent d’être rembourrés avec les poncifs les plus plats et éculés possibles.

A fuir absolument. Y compris pour les commanditaires du rapport idoine…

L’orbe de Xaraz

Orbe de Xaraz

Suite des aventures de nos héros aux bras cassés !

Un propos toujours aussi jouissif et une plume toujours aussi drôle.

Dictionnaire amoureux de Venise

Dictionnaire amoureux de Venise

Cela faisait longtemps que je souhaitais m’attaquer à cette série des « dictionnaires amoureux ».

Un titre intrinsèquement paradoxal qui conjugue la subjectivité assumée de l’auteur à l’impartialité descriptrice que représente un dictionnaire.

Car dans cette série ce qui compte d’avantage que le sujet du livre – Venise en l’espèce ici – c’est surtout son auteur. A la différence d’un « bête » dictionnaire de Venise, qui, s’il serait évidemment collégial, viserait à rendre compte objectivement sans le biais du point de vue des auteurs de faits, lieux ou objets ayant trait au sujet traité, les ouvrages de cette série offrent avant tout à appréhender le regard porté par son auteur sur le sujet.

Le nom de « Dictionnaire » subsiste donc uniquement en raison de l’approche alphabétique de l’ouvrage.

Le caractère « amoureux » de la collection assume donc également le côté partial et passionné de la prose de l’auteur.

Un fois cela posé (et ces portes ouvertes enfoncées), que penser de ce dictionnaire amoureux de Venise ?

Si Venise reste et restera à tout jamais Venise, cet ouvrage met plus que jamais en lumière que Venise est surtout une expérience personnelle. A chacun son Venise en sorte.

Au delà des apparences, chacun expérimente Venise différemment selon sa sensibilité, sa culture, son passé, et aussi selon l’époque à laquelle il la visite. La Venise nocturne du coeur de l’hiver n’a pas la même saveur que la place Saint-Marc un midi de plein été.

Philippe Solers nous livre ainsi un aperçu de ce que l’on peut voir et ressentir à Venise tout autant qu’une séance de rattrapage à propos de celles et ceux qui se sont déjà exprimé sur Venise au long de l’histoire et principalement du XXe siècle.

Un ouvrage majeur dans une bibliographie d’ensemble sur la ville lacustre, mais qui ne saurait se suffire à lui-même malgré la qualité évidente de son écriture.

La voix rauque

La voix Rauque

L’affaire Gregory est un enchevêtrement d’intrigues, de rancoeurs, de rebondissement, d’incompétences, etc.

Cet ouvrage de Thibaut Solano revient sur ce qui constitue finalement la colonne vertébrale de tout ce drame.

Bien avant l’assassinat, la vie de nombreux habitants de cette vallée fut à tout jamais bouleversée par les appels de ce ou ces corbeaux.

L’ouvrage revient donc en détails sur ces appels, en les replaçant dans le contexte de la vie quotidienne de chacun des protagonistes.

Richement documenté, le livre propose l’intégralité des retranscriptions, tout juste mises en scène avec les éléments issus des témoignages, interviews ou directement de la procédure judiciaire.

S’il est impossible de parvenir à une conclusion définitive sur le sujet, l’ouvrage ouvre des pistes de réflexion interessantes. Dans tous les cas, en recoupant les informations contenues et détaillées dans cet ouvrage avec celles fournies par le reste de la bibliographie sur l’affaire, nous finissons par avoir un faisceau de présomptions.

Seul certitude : celles et ceux qui ont trempé dans cet sombre histoire, qu’il s’agisse du harcèlement téléphonique ou du lâche assassinat en lui-même, sont d’immondes personnes sévèrement dérangées, pour qui, malgré tout, on ne peut s’empêcher d’éprouver un peu de pitié matinée de colère.

L’énigme reste hélas encore à ce jour irrésolue, tout du moins officiellement.

Nous sommes l’étincelle

Nous sommes l'étincelle

Brouillon est certainement le meilleur qualificatif pour ce roman décousu.

Parsemé malgré tout de plusieurs idées interessantes, le propos brasse tout cela de manière assez peu cohérente et nous offre en définitive une histoire oubliable.

En dehors de quelques séquences à la trame narrative compréhensible, l’auteur se perd dans un enchevêtrement poussif d’intrigues servies par des personnages transparents.

Un coup pour rien, bien regrettable car l’auteur tenait bien le fil de quelques thèses audacieuses, hélas noyées dans un texte mal fagoté.

Premier Sang

Premier Sang

Quand on vous dit que l’histoire de Rambo a débuté par un livre, vous croyez d’abord à une blague.

Mais en fait non !

Beaucoup plus subtil que le film dont il est l’adaptation, il est également beaucoup plus violent. Les morts se comptent ici par dizaines, lorsqu’ils ne sont que deux dans le long métrage.

Quand on remet ce roman en perspective par rapport au torrent de productions surfant sur le « First Blood » cinématographique qui ont inondé nos salles obscures et nos magnétoscopes dans les années 80 et 90 jusqu’à saturation, force est d’admettre qu’Hollywood a une capacité hors norme pour générer du business sans limite.

La postface de la main de l’auteur est singulièrement interessante et éclairante à la fois sur les intentions de l’auteur et son rapport à l’adaptation qui en aura été faite (ainsi que ses suites).

Avant un nième visionnage, plongez vous dans cette lecture !

Ecrire un roman

Premier Sang

Il ne semble jamais y avoir eu autant de monde souhaitant écrire un livre et, le cas échant, se faire publier.

S’il y a aussi peu d’élus parmi la foule des appelés, c’est sans doute principalement une question de manque de temps plus qu’une absence d’inspiration ou de talent.

Et quand on voit certaines publications arriver sur les étals des librairies, on peut se dire que ceux qui n’ont ni talent ni inspiration sont ceux qui ont finalement le plus de temps pour accoucher de manuscrits aussi mauvais qu’insipides. Mais c’est un autre débat.

Ce petit ouvrage propose un condensé synthétique de conseils simples mais efficace pour poser les bases d’un roman. Il ne s’agit évidemment pas d’une baguette magique, mais il a le mérite de guider l’auteur en herbe sur de bons rails.

Ces premiers conseils sont à approfondir, soit par d’autres lectures sur des aspects plus spécifiques (personnages, dialogues, etc.) ou surtout, par la pratique !

Le livre de l’Ikigai

Le livre de l'Ikigai

Faut que je vous avoue un truc : je vous une passion secrète aux diagrammes de Venn. Vous savez, ces graphiques représentant trois ou quatre cercles qui se recoupent pour faire apparaître les zones de frictions ou de complémentarité.

A force de voir passer des articles à propos de l’Ikigai et de découvrir des rayons entiers de librairies remplis d’ouvrage sur le sujet, j’ai eu l’envie de voir ce qui pouvait bien se raconter sur le sujet, finalement assez simple dans son approche et son explication.

L’Ikigai est l’incarnation de ce qui vous pousse à vous lever le matin. Il se trouve à la confluence de ce qui vous passionne, de votre profession, de votre vocation et de la mission que vous pensez devoir accomplir en ce monde.

Aussi beau que soit ce concept sur le papier, tout le monde n’y trouvera pourtant pas l’épanouissement promis.

A t-on vraiment envie de faire de notre passion un métier, au risque de banaliser cette passion et de la rendre contraignante ? A l’inverse, si votre passion c’est d’être tourneur fraiseur, que le monde a besoin de tourneur-fraiseur, que vous ne respirez que par le métier de tourneur-fraiseur, votre Ikigai sera sans doute d’être tourneur fraiseur. Pourtant, vu de l’extérieur, cela semble être à l’opposé de ce que le monde considère comme un véritable Ikigai.

Ce livre propose une définition du concept et quelques « exercices » censés vous conduire à votre propre définition de ce qui vous pousse véritablement à vous lever le matin.

Si le chemin est interessant, je reste tout de même dubitatif vis à vis de cette philosophie qui, si elle reste belle et séduisante, n’en demeure pas moins très abstraite et utopique.

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Bilan de mes lectures de février 2019

Février 2019

Un mois de février très chargé !

Emmanuel le magnifique

Emmanuel le magnifique

Avec une plume et un style qu’on lui connait, Patrick Rambeau poursuit avec Emmanuel le Magnifique son oeuvre de chronique de la vie politique française inaugurée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Si pour nous, contemporains du sujet, la tournure prise par le récit nous est d’une limpidité absolue (pour peu que l’on s’intéresse un minimum aux actualités et que l’on ne vive pas dans une grotte), que restera t-il une fois les affres du temps passés ?

Certains détails sont en effet embellis et, outre les préférences politiques objectives de l’auteur, l’exercice de synthèse inévitable conduit bien entendu à emprunter certains raccourcis qui trahissent néanmoins ce que la plupart des gens retiennent de chaque épisode narré. On est néanmoins en présence d’un livre tout à fait plaisant qui permet de remettre en perspective le tumulte de l’actualité.

Dans tous les cas, une petite merveille de vocabulaire et de maniement de la langue française pour notre plus grand plaisir !

La méthode bullet journal

La méthode bullet journal

Noyé au milieu de tous les outils numériques disponibles pour organiser notre quotidien, la méthode Bullet Journal propose d’avoir un véritable compagnon de route sous la forme d’un carnet unique.

Celui ci sera le réceptacle de toutes vos tâches, tous vos projets, toutes vs idées et tous vos ressentis.

Si Ryder Carroll donne un cadre, il insiste bien sur le fait que la « méthode » peut s’adapter selon les besoins de chacun.

Si j’ai bien aimé le livre, il est encore un peu tôt pour en livrer une critique. En effet, comme pour chaque ouvrage de ce type, il faut d’abord passer par la case de l’expérimentation pour en faire le tour complet.

Je tiens donc depuis le début du mois un bullet journal. Rendez-vous en avril ou en mai pour voir ce que cela aura donné !

Mind mapping

Mind Mapping

Une lecture décevante ou l’on apprend moins finalement sur la méthode du mind mapping que sur les prestations diverses et variées des auteurs.
Si l’on glane quelques conseils utiles au passage, le lecteur est vite laissé à lui-même, les chapitres étant structurés à l’identique : exposé / débrouillez-vous / bilan.
L’ouvrage passe beaucoup trop vite sur certains aspects, ne prend pas le temps de détailler les exemples proposés et laisse en revanche beaucoup de place à des sujets inutiles (la procédure d’installation de Xmind par exemple).
Cher pour ce que c’est, d’autres ouvrages sur le sujet semblent permettre d’en apprendre d’avantage de manière plus concrète.

Lectio Letalis (Critique)

lectio letalis

Lectio Letalis exécute avec brio la recette du thriller ésotérique. Tous les ingrédients nous invite à déguster au plus vite chaque page pour atteindre le dénouement et les révélations finales. Un livre qui tue, des personnages haut en couleurs, une secte mystérieuse et une enquête menée tambour battant dans un cadre dépaysant, que demander de plus ?

Maniant avec subtilité l’art de l’ellipse, le roman sait nous garder au fait de l’action avec une économie de mots qui rend la lecture fluide et plaisante. Dommage pour certaines scènes que l’on aurait aimer voir se dérouler avec de plus amples détails.

Si l’ensemble se tient tout à fait, on regrette quelques raccourcis scénaristiques ou que les personnages parviennent trop simplement et justement à certaines conclusions. On n’est pas loin par moment du Deus Ex Machina.

Il n’en demeure pas moins que c’est très bien écrit, avec une richesse de vocabulaire assez rare pour être notée pour ce type de littérature. Un roman haletant !

Silence sous la blouse (Critique)

silencesouslablouse

Une enquête très fouillée et documentée sur les ravages du harcèlement sexuel en milieu hospitalier.

On a beau le savoir ou le deviner, les pratiques de certains praticiens (!) font froid dans le dos.

Une lecture éclairante et qui va participer à la prise de conscience collective qu’il est grand temps

La solitude Caravage (Critique)

La solitude Caravage

Une véritable déclaration d’amour pour le peintre italien !

Bien plus qu’une biographie, la solitude Caravage nous amène à une certaine intimité avec le peintre mais également avec l’auteur.

Plaisant à lire et qui donne envie d’en savoir un peu plus sur le Caravage. Une vraie réussite !

L’art de la victoire (Critique)

l'art de la victoire

Il s’agit de la biographie du fondateur de Nike, Phil Knight, dont il fut le président jusqu’en 2006.

Suivant un plan strictement chronologique, l’auteur parcours toutes les étapes de la création de ce véritable empire du sport.

Guidé par son audace, sa ténacité (ou son obstination) et un peu par la chance, il passe petit à petit de la vente de chaussures d’import japonaise depuis le coffre de sa voiture à la gestion de magasins et de contrat avec des sportifs à travers le globe.

Forcément biaisé sur certains aspects, le livre affiche tout de même un bonne dose de franchise et de lucidité sur certaines de ses faiblesses (managériales, familiales, etc.)

Une lecture savoureuse et instructive !

Game of Rome

Game of Rome

Ce livre est une catastrophe…

Alambiqué et confus, son propos, pourtant simple, à savoir pourquoi l’antiquité est-elle utilisée dans les jeux vidéo et comment est-elle utilisée ou représentée, n’est absolument pas lisible.

L’auteur se perd dans des considérations absconses en faisant usage d’un vocabulaire et d’une syntaxe totalement en inadéquation avec le sujet. Si l’ouvrage ne se destine a priori pas à un travail de vulgarisation, force est d’admettre que l’ouvrage et son auteur se trompent visiblement de cible. en effet, trop lacunaire pour ceux qui ne serait pas familier avec l’univers vidéoludique en général et trop tarabiscoté pour ceux qui ne seraient pas issus du sérail du corps enseignant universitaire, le livre se montre au final trop superficiel pour pouvoir être considéré comme un ouvrage sérieux sur le sujet.

Trop peu d’exemples (mal) utilisés qui ne reflète finalement qu’une infime portion de tout ce qui aurait pu ou du être dit sur le sujet.

Le contenu de ces quelques pages auraient pu être résumés en une simple note de blog un peu fournies ce qui, dans un langage compréhensible, aurait pu servir d’introduction à une somme beaucoup plus approfondie du sujet.

A éviter…

Histoire secrète du sport (Critique)

Une histoire secrète du sport

Si ce livre ne vous donnera pas forcément envie de vous mettre au sport si vous êtes plus adepte du pizza-bière-foot que des footing matinaux, il va vous mettre en revanche une belle claque si vous pensiez en savoir un tant soit peu sur le Sport avec un grand S.

Et d’abord sur sa relative jeunesse. Contrairement à la croyance couramment admise, quand bien même les grecs de l’antiquité pratiquaient des activités physiques de compétition, l’émergence du sport en tant que pratique concurrentielle de haut niveau est, à l’échelle de l’humanité, très récente. un siècle et demi tout au plus.

Et l’on prend alors conscience de la folle machinerie qui s’est mise en marche autour de ce qui n’était au départ qu’un loisir, qu’une distraction, utile pour le corps et l’esprit.

A travers les grandes et les petites histoires et anecdotes de l’histoire du sport (à ne pas confondre avec l’histoire sportive) on découvre aussi bien de grands moments et des héros, que les pires bassesses et le gangrénage progressif par l’argent.

L’ouvrage, d’une richesse incroyable, nous offre à voir cette face cachée du sport, derrière les médailles, les résultats, les buts et les records. Excellemment bien écrit et très bien documenté, les auteurs nous offre une véritable saga, que l’on imagine sans peine adaptée en série télé ! Même les épisodes pourtant à priori très bien connus du publics sont éclairés sous un nouveau jour et enrichi de détails insoupçonnés.

Une véritable somme sur le sujet que tout bon passionné se doit d’avoir dans sa bibliothèque !

La folle enquête de Stieg Larsson – Sur la trace des assassins d’Olof Palme

Stieg Larsson

L’assassinat du premier ministre suédois Olof Palme est pour nous français quelque chose d’inconnu ou, pour les plus anciens, quelque chose de diffus et lointain.

Si cela n’a pas forcément eu beaucoup de retentissement chez nous, encore moins aujourd’hui plusieurs dizaine d’années après les faits, il n’en n’a pas été de même pour Stieg Larsson, auteur mondialement connu de la saga Millenium.

Ce livre extrêmement bien construit et bien écrit, nous fait donc découvrir que l’élucidation de cet assassinat a non seulement été l’oeuvre d’une vie pour Stieg Larsson mais que ce crime est encore à ce jour non élucidé.

L’auteur reprend donc l’enquête sur la base de l’importante documentation laissée par Larsson et tente de donner une issue à ce mystère qui continue de traumatiser la Suède.

Passionnant et intriguant à plus d’un titre !

Les cendres de Babylone

Les cendres de babylone

On retrouve nos héros à la lutte contre la flotte libre après le cataclysme provoqué sur Terre par la chute volontaire d’astéroïdes qui ont provoqué mort et désolation.

Toujours aussi haletant, toujours aussi bien écrit, c’est à ce jour l’un des meilleurs de la série !

La mère parfaite

La mère parfaite

Il n’est décidément pas facile de devenir maman.

C’est finalement le message principal de ce roman policier qui a pour toile de fond l’enlèvement d’un nourrisson. Si l’intrigue policière donne corps au récit, le roman nous donne plutôt à voir toutes les difficultés que pose la très forte intellectualisation de la grossesse puis de l’arrivée du nouveau-né.

Les différentes protagonistes, dans une sorte de « Desperate Housewives » du syndrome post-partum, sont chacune confronté à des situation différentes; Grossesses compiiquées, FIV, fausses couches, tout y passe. Et les choses se compliquent quand on découvre leur quotidien New-Yorkais avec ce que cela implique de stress, d’angoisse face à un système américain pas vraiment porté sur l’assistance et où les frais doivent être intégralement couverts par le fruit de votre travail.

L’intrigue essai bien de faire passer chacune des maman pour une potentielle suspecte, mais cela ne prend jamais véritablement. En effet, on assiste un peu éberlué au fil de la lecture à la disparition de l’instinct maternel. Ces nouvelles maman semblent en effet incapable de la moindre initiative et sont sans arrêt tributaire de conseils, de guides, pour leur dire quoi faire et quand. De ce fait, on les imaginent bien incapable de fomenter un enlèvement…

Malgré quelques lourdeurs, la lecture est globalement plutôt fluide et le sens du suspens, quoique artificiel, est bien maîtrisé.

La méthode mapwriting

La méthode mapwriting

Je suis particulièrement adepte du mind mapping (ou carte heuristique dans la langue de Molière).

Outil de clarification et d’organisation des idées, je souhaitais aller plus loin. Après un premier ouvrage assez décevant sur le sujet (cité plus haut), je me suis en chasse d’un autre livre sur le sujet. Mes recherches m’ont conduites sur cet ouvrage qui propose un angle assez original.

Mes projets tournant beaucoup autour de l’écrit, l’orientation de ce livre m’a assez vite convaincu de sa pertinence et de son intérêt.

Je dois avouer que sa lecture ne m’a pas déçue et que je suis actuellement en train de mettre en pratique les conseils et techniques détaillées à l’intérieur.

Bilan a venir d’ici quelques semaines / mois.

Bernadette Chirac, les secrets d’une conquête

Bernadette Chirac

Erwan L’Éléouet nous livre avec cet ouvrage une version écrite de ce qui s’apparente à un numéro de l’émission « Un jour, un destin » à laquelle il participait.

Le livre brosse à grands traits certains points saillants de la vie de celle qui fut première dame de France. Car plus que la vie de Bernadette Chirac, c’est très vite celle de son illustre mari que l’on retrace en creux. De son enfance marquée par une éducation très stricte et par la guerre, mais qu’elle aura toujours vécue depuis un château, jusqu’à sa retraite, le livre égrène les épisodes successifs d’une vie menée tambour battant.

Assez pudique sur les écarts de Jacques, le livre met en lumière la force de caractère de celle qui a su passer progressivement de l’ombre à la lumière. Exercice biographique documenté, l’ouvrage n’est pourtant pas aussi détaillé que pourrait l’être un livre du genre.

Moins documentaire dans sa démarche que narratif, le livre tend à réhabiliter cette femme politique en justifiant son caractère et sa conduite à l’aune des événements de sa vie. Une publication de plus dans la littérature déjà abondante sur les Chirac, qui contribue néanmoins à détailler un peu plus une fresque historique déjà chargée, à travers des détails inédits récoltés par l’auteur lors d’entretiens exclusifs.

Erwan L’Éléouet synthétise également de nombreux fragments disséminés dans différentes interviews, reportages ou articles, qu’il replace ici dans une démarche chronologique bienvenue.

La meute

La meute

Ce livre est maladroit dans tout ce qu’il entreprend.

Sans véritable fil conducteur, le roman nous bombarde les excès et les états d’âme de cette bande de copines assez vulgaire et à laquelle on n’éprouve aucune empathie. Le roman se termine sur une note grave, qui essaye de donner un peu de sens à toutes les dérives auxquelles on a pu assister page après page.

S’il fallait le résumer, le message du livre pourrait être : profitez de la vie car on ne sait jamais quand celle-ci va se terminer. Mais même ce final dramatique est brouillon, confus et peu lisible. Et puis surtout, est-ce vraiment profiter de la vie que de brûler la chandelle par les deux bouts, au risque de maltraiter son corps ? On a le droit d’en douter sérieusement. Consommation excessive d’alcool, de stupéfiants, boulimie, vie sexuelle débridée, sont autant de clichés de la vie nocturne parisienne (mais pas que) auxquels on n’adhère déjà pas forcément, même s’ils sont probablement poussés un peu à l’extrême, mais surtout, tout cela est extrêmement mal écrit.

Le style est brouillon, la narration totalement décousue et le propos confus. En découle un roman bancal, sans direction, brassant des situations qui au mieux suscitent l’indifférence, ou, au pire, la révulsion.

Le président sur la corde raide

Le président sur la corde raide

Se voulant à la fois très objectif et très analytique, le livre de Roland Cayrol brosse un constat plutôt honnête du début de quinquennat d’Emmanuel Macron.

N’occultant pas les difficultés et les erreurs commises, l’auteur insiste par ailleurs beaucoup sur les réussites ou, à tout le moins, sur les engagements tenus ou en passe de l’être.

De ce fait, l’ouvrage est relativement ambigu car il semble embellir quelque peu le positif et minorer ou à minima relativiser les points négatifs que lui même aborde.

Cet exercice d’équilibriste nuit au propos. Non qu’il eu fallut que le livre soit totalement à charge ou à décharge, mais il ne tranche pas suffisamment, même quand il s’agit de dire du bien.
Au surplus, l’ouvrage n’explicite sa finalité qu’à l’amorce de sa conclusion. En découle un long exercice d’introduction pour ne finalement délivrer qu’un seul message : l’exécutif doit accepter d’avoir recours au peuple pour gouverner. Selon l’auteur, il s’agit là de la seule promesse électorale non (encore) tenue à ce jour.

Compte tenu de ce point de vue, il est dommage que le mouvement des gilets jaunes n’aient pas été étudié plus avant, car s’il est bien une de leur revendications qui trouve écho dans ce livre, c’est justement cette coupure des élus et du peuple, ce dernier se sentant mis à l’écart à l’heure où le président élu, comme cela est rappelé par Roland Cayrol souhaitait plus de démocratie, plus de participation.

Correctement documenté, l’ouvrage pose un diagnostic plutôt consensuel qui a au moins le mérite de voir s’engager l’auteur. Cela fera le délice des historiens qui auront à disposition une littérature abondante sur ce quinquennat comme les précédents.

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Bilan des lectures de janvier 2019

Livres Janvier 2019

Ce mois de janvier 2019 fut riche en lectures et je vous propose ici de passer en revue les livres qui me sont passés entre les mains !

La magie du rangement

Magie du rangement

Je ne sais pas s’il faut encore présenter le best-seller mondial de Marie Kondo.

L’auteur y dévoile et développe sa méthode de rangement « KonMarie » et tâche de vous inciter à la mettre en pratique.

Je dois avouer qu’à l’issue de la lecture, je trouve que le titre est assez impropre. En effet, il s’agit moins de ranger que de trier. Et donc de se séparer des objets inutiles soit en les jetant, soit en les donnant. L’aspect « concours de sacs poubelles » pourrait à ce titre en effrayer plus d’un. A une époque où le nombre de nécessiteux n’est pas particulièrement faible, se contenter de jeter purement et simplement des objets en parfait état d’usage est quelque peu dérangeant. Mais rien n’empêche heureusement de donner aux organismes dont c’est la spécialité.

L’autre bémol à noter selon moi, c’est que l’auteur est japonaise et que les préceptes qu’elle expose prennent toute leur signification dans le contexte nippon où il est de notoriété publique que les logements sont d’une taille contenue. Cela n’enlève rien au fait que dans nos palaces occidentaux pavillonnaires ces conseils de tri et de rangement sont parfaitement applicables mais j’aurais tendance à temporiser leur mise en oeuvre.

Du reste, ça se lit bien et c’est au final un livre résolument optimiste.

La vengeance du loup (Critique)

La vengeance du loup

Notre ancienne star du JT de 20h signe en ce début d’année un roman historico / politique sans relief ni inspiration.

Quoique pas désagréable à lire, c’est assez pauvre stylistiquement parlant. A moins que le second tome rattrape le tout, on n’éprouve aucune empathie pour les différents protagonistes et on regarde passer l’intrigue dans une relative indifférence.

Clairement pas le livre de l’année.

La couette de l’oubli

Couette de l'oubli

Suite des aventures de notre compagnie de bras cassés qui font face à des hordes de zélotes des différents cultes de la terre de Fangh.

C’est toujours aussi drôle, toujours aussi bien écrit !

Je pense trop

Je pense trop

Je fais partie de ces gens qui ont l’esprit toujours occupé et qui gère en parallèle plusieurs sujets.

Ce livre permet de comprendre ce phénomène, qui dans certains cas peut aller assez loin dans le manque de confiance de soi et devenir une certaine fragilité.

Il permet de poser des mots sur ce phénomène que l’on ne maîtrise pas et donne des clés sur la façon de l’apprivoiser et d’en tirer parti.

Une lecture éclairante, y compris pour ceux qui ne seraient pas en situation de « surconscience intellectuelle ».

Spoiler Alert

Spoiler Alert

Comme je le disais l’an dernier, j’ai réduit drastiquement le temps que je passe devant la télé.

S’il m’arrivait de suivre quelques séries TV ici ou là, je les aient toutes lâchées. Inutile de dire que Netflix : non merci !

Du coup, outre les séries que je n’ai jamais suivi (ou de trop loin) et celles que j’ai lâchées en cours de route, je dois admettre qu’il me manque certains pans du scénario. Ce n’est pas que cela pèse sur ma conscience (« Oh mon Dieu ! Mais qu’est-il arrivé à la fin de Desperate Housewives ? ») mais force est d’admettre que certaines références peuvent parfois vous manquer dans une conversation animée avec des sérivores.

Ce livre est donc le compagnon idéal pour se mettre à jour sur les séries TV les plus emblématiques de ces dernières années, y compris celles encore en cours.

C’est l’occasion de se replonger dans de vieilles productions dont on se souviens avoir vu plusieurs épisodes dans le passé mais dont on ignore finalement tout de l’issue (coucou « Sliders »).

On apprend au passage pas mal de détails et d’anecdotes sur toutes ces séries. Ce livre est clairement pour ceux qui, comme moi, cherchent à se mettre à jour sans avoir envie de se taper des centaines d’heure de visionnage !

La tyrannie du silence (Critique)

La tyrannie du silence

Un livre bouleversant, comme je l’ai écrit, et qui illustre plus que tous les autres livres qui sortent ces temps-ci sur les abus pratiqués dans divers milieux, les leviers à l’oeuvre dans cette entreprise de domination et de destruction de l’autre.

Ayant eu quelques contacts avec l’auteur, je tiens à suivre son histoire au delà de ce livre en espérant que les démarches entreprises déboucheront sur une issue positive.

L’IA va-t-elle aussi tuer la démocratie ? (Critique)

IA Démocratie

Ce livre est une vaste fumisterie.

Rien qu’au niveau du titre déjà qui laisse entendre que l’intelligence artificielle aurait déjà tué (des individus ? des emplois ?) quand le propos du livre est justement de dire que l’IA ne va au contraire que créer de nouvelles opportunités… Étrange.

Mais derrière un propos faussement scientifique ou économique, les deux auteurs se cherchent par cet ouvrage une porte de sortie vers les prochaines échéances électorales.

Un livre absolument pas sérieux sur le sujet…

Portal, Science, Patate et jeu vidéo (Critique)

Portal

Monument du jeu vidéo, Portal occupe une place à part dans le cœur des gamers.

Eva Cid Mendez parviens à nous faire saisir toute la singularité de Portal à travers le parcours de sa conception, sa réception critique, son utilisation pédagogique et son positionnement dans l’univers vidéoludique dans lequel il n’a jamais été égalé.

Une lecture passionnante et passionnée et mon coup de cœur de ce mois de janvier !

Le réveil des armées (Critique)

Le réveil des armées

Depuis fin 2018, l’armée est « tendance ». A tel point que les « gilets jaunes » semblent souhaiter le retour d’un pouvoir fort qui pourrait être incarné par les militaires. On devine le fantôme du Général de Gaulle la dedans.

Isabelle Lasserre revient en détails sur les forces et faiblesses des armées françaises et sur les liens fluctuants qu’elles entretiennent avec les français.

Richement documenté, l’ouvrage balaye toutes les problématiques du monde militaires : géopolitique, moyens humains et matériels, organisation, etc.

Une lecture instructive

Dans l’enfert vert de la Rambosploitation

Rambosploitation

C’était pas sa guerre.

Mais pourtant on a tous vu au moins une fois dans notre vie un Rambo où l’une de ses innombrables copies douteuses et plus ou moins drôles.

Ce livre retrace en détails comment un film adapté d’un roman, avec un acteur quasi inconnu dans le rôle titre a non seulement donné naissance à l’une des premières licences du cinéma, mais surtout tout un phénomène industriel et populaire qui aura vu des centaines et centaines de métrages user et abuser des codes de Rambo.

Richement illustré, l’ouvrage passe en revue tous les mécanismes à l’oeuvre dans cette vaste machinerie commerciale, aidée par l’âge d’or de la VHS. Si de nombreux nanars sont passés en revue, le livre évite l’écueil de n’être qu’un déclinologue de tout ce que le cinéma mondial nous aura servi comme copie des aventures de Rambo.

Le DVD en bonus est une véritable pépite, à regarder une bière à la main et le cerveau posé sur les genoux !

Histoires criminelles (Critique)

Hondelatte

On pourrait penser à la découverte de ce livre que Christophe Hondelatte se « Pierre Bellemarise » et s’enferme dans son rôle de chroniqueur des affaires criminelles et judiciaires, tel qu’il le tenait alors qu’il était à la tête de l’émission de France 2 « Faites entrer l’accusé ».

Et on aurait pas tort car cet opus est le dernier d’une longue série consacrée au sujet. Mais passé ce constat, force est d’admettre que l’auteur sait définitivement y faire avec les faits-divers. Sous une plume élégante, l’auteur nous narre avec une habileté et un sens du suspens maîtrisé des histoires dont le point commun est leur caractère sordide.

Pas toujours élucidées, certaines affaires font froid dans le dos et le livre n’est pas forcément recommandé pour une lecture du soir ! Du reste, on navigue également à travers l’histoire car certaines affaires remontent au XIXe siècle, ce qui permet également de mesurer tout le chemin parcouru par les force de l’ordre, la justice et les techniques scientifiques ou medico-légales.

Malgré les sujets scabreux, le livre est plaisant à lire et va au-delà d’un simple exercice de voyeurisme dans lequel il aurait pu tomber.

Défoule-toi ! Ça va mieux en le disant

Défoule toi

Ce livre est un OVNI qui se situe quelque part entre l’anti manuel de développement personnel et le hurlement primaire de Jean-Marie Bigard.

Mais à l’inverse d’un ouvrage de développement personnel, qu’il insiste ou non sur les « pensées positives », qu’il est souvent bon de relire périodiquement, on évitera de revenir trop souvent noircir les pages de ce petit livre, au risque de devenir quelqu’un de parfaitement aigri, rancunier et désagréable.

Le principal mérite de ce livre, c’est de se délivrer de tout ce que l’on ressasse, consciemment ou pas, et de s’en délester sur le papier. Passé cet exercice que l’on réalise avec plus ou moins de mauvaise foi, on se sent forcément plus léger et, si l’on a pas effectivement été mettre des claques à deux ou trois personnes ayant subit notre courroux manuscrit, on est en principe plus disposer à enchaîner sur des lectures plus classiques.

Particulièrement jouissif, ce véritable défouloir est autant une manière d’en vouloir aux autres qu’à soi-même et se questionner quant à certaines attitudes.

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Récap’ de mes lectures de décembre 2018

Les vertus de l’échec

Les vertus de l'échec

Longtemps objet de mépris et marqueur sociétal d’exclusion, l’échec n’aura jamais aussi souvent été porté au pinacle des qualités dont il faut disposer pour, paradoxalement, réussir sa vie et réussir en société.

A tel point que ne pas échouer (oui, on dit aussi « réussir ») est désormais considéré comme quelque chose de louche, de politiquement incorrect, voire d’insolent (cf. une réussite insolente…)

Et pourtant, si l’échec n’est pas une tare, il y a tout de même un pas à franchir pour considérer que de non honteux, celui-ci puisse devenir un objet de fierté, voire un objectif à atteindre.

S’il est un fait établi que l’échec est un point de passage obligé dans toute entreprise humaine, il est établi également que ces échecs (inévitables donc) doivent être considérés comme des opportunités d’apprendre, de s’améliorer (en se corrigeant) et, par voie de conséquence de bâtir la route du succès.

L’approche de l’auteur, et de toute la littérature florissante sur le sujet, s’inscrit donc dans cette dynamique : accueillez l’échec à bras ouvert, ne vous lamentez pas et surtout, repartez à l’assaut !

Mais au delà de cette approche qui tente de dédramatiser sérieusement le sujet, le message délivré n’invite pas seulement à embrasser l’échec quand il se présente, mais presque à le provoquer. « Fail often, fail fast » est le mantra que certains entrepreneurs prônent pour justement, paradoxalement, accélérer l’arrivée du succès.

Ce qui me semble « dangereux », c’est le glissement de l’acceptation de l’échec à celui de la recherche de ce dernier. L’échec est inévitable donc autant y aller à fond.

Certes. Mais de mon point de vue, à être trop radical, on ne cherchera plus à donner le meilleur de soi et transformer la réussite en accident.

Si je rejoins le message de fond de l’ouvrage, je ne serais en revanche pas aussi absolu dans sa mise en oeuvre. Une lecture utile, mais à prendre avec un peu de recul.

Bel Ami

Bel ami

Une lecture de mise en situation pour le titre qui suit, mais qui me conforte dans l’idée qu’il est bien et bon de revenir périodiquement sur certains classiques (sauf les Confessions de Rousseau mais c’est une autre affaire).

A lire (ou relire) pour ceux qui en aurait gardé un souvenir amer de leurs études !

Belle-Amie (Critique)

Belle-amie

Sans conteste mon plus grand coup de cœur de 2018 (même si le livre ne sort qu’en 2019 !).

Une véritable prouesse d’écriture et un petit bijou. Je vous renvoie à ma critique pour le détail sinon je pourrais en reparler ici sans fin !

Les suppliciées du Rhône (Critique)

Les suppliciées du Rhône

Un roman très plaisant qui nous plonge à la fois dans le Lyon de la fin du XIXe siècle et aux origines de la médecine légale incarnée par le renommé professeur Lacassagne et ses élèves.

Les rôles féminins sont la colonne vertébrale de ce roman policier, à la trame finalement classique, et constituent selon moi la vraie force du récit.

Un très bon premier roman à la lecture facile et plaisante.

Fake News (Critique)

Fake News

« La vieillesse est un naufrage ». C’est la conclusion à laquelle j’arrive un peu plus chaque fois que je repense aux auteurs de ce pamphlet déguisé en roman.

Peu inspiré et peu inspirant, je ne vais pas m’étendre d’avantage que ce que j’ai déjà pu écrire sur ce livre qui va hélas bien marcher en librairie.

Qu’est-ce qu’un chef ?

qu'est ce qu'un chef

Ce livre fait écho à celui de James Comey et devrait figurer dans les bibliothèques de toute personne en position de diriger quelque chose qui se respecte.

Bienveillant, l’ouvrage de Pierre de Villiers éclaire par un propos précis les qualités et savoir-être qui font de quelqu’un un « chef ». Mis bout à bout, ces « conseils » feront de vous un « bon » chef.

Pas besoin d’être au sommet de la hiérarchie militaire pour trouver dans ce livre de précieux enseignement sur le management et plus largement la nécessité de diriger, décider, trancher, arbitrer et conduire quelque chose. Y compris sa propre vie !

Comme dans son ouvrage précédent, Pierre de Villiers ne tombe ni dans la rancœur ni dans les regrets de son départ forcé, qu’il n’évoque d’ailleurs jamais.

Un livre d’une très grande classe, très bien écrit et d’une sagesse éclairante !

Psychologie de la connerie

psychologie de la connerie

La psychologie de la connerie a connu (et connait encore à l’heure où j’écrit ces lignes) une notoriété dans les médias rare pour un livre hors fiction.

Est-ce parce qu’il y a un gros mot dans le titre ? Je ne saurais le dire.

Le fait est que les médias semblent fascinés par les cons et la connerie. Sans doute car cela leur donne un exutoire en ces temps de fake-news et autres
gilets jaunes, ainsi qu’une explication rationnelle à la défiance à laquelle ils sont confrontés.

Ce livre ne méritait à mon sens pas autant de publicité. Pour le reste, j’ai déjà tout dit dans ma critique.

Latium (Tome 2)

Je me suis fait violence pour terminer l’année !

Peu convaincu par le premier tome, je me suis néanmoins attaqué à cette suite au moins autant pour la satisfaction de venir à bout de cette lecture que pour savoir quand même où tout cela devait nous conduire.

Chose à savoir, la numérotation des chapitres est linéaires. C’est à dire qu’au lieu d’avoir deux tomes, nous sommes en présence d’un seul et même roman scindé en deux volumes.

Toujours aussi inutilement verbeux, on peine à se frayer un chemin compréhensible dans cet entrelacs de personnages vaporeux.

La fin en elle-même est anecdotique et rend finalement tout cette lecture assez vaine.

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Livres Récap'

Récap’ de mes lectures de Novembre 2018

Frère d’âme

Frère d'âme

Alors je ne sais pas vous, mais moi quand on essaie de me vendre un truc de force, à grand renforts de pub, d’articles, etc. j’ai tendance à faire tout l’inverse et à fuir.

Je ne comprends pas l’emballement médiatique autour de ce livre. Et je ne dois pas être le seul vu le flop incommensurable que le roman a connu lors de la saison des prix littéraires. Il n’aura obtenu qu’un lot de consolation avec le Goncourt des Lycéens.

Au-delà du sujet de fond qui pose de vraies questions sur la grande guerre et son horreur, les tirailleurs sénégalais, etc. c’est plutôt mal écrit et assez pénible à lire.

Je n’irais pas jusqu’à dire que l’absence de récompenses « prestigieuses » est méritée, mais peut-être que, contrairement aux oscars, une campagne de lobbying aura sans doute eu des effets inverses à ceux escomptés…

Le dernier jugement des templiers

Le dernier jugement des templiers
Le dernier jugement des templiers

La quatrième de couverture du livre de Simonetta Cerrini est pleine de promesses !

Saura-t-on enfin ce qui provoqua ainsi la chute de l’ordre politico-chevaliero-religieux le plus connu et le plus intriguant de l’histoire ?

Dans une étude très fouillée, principalement appuyée sur un document retrouvé par hasard, on suit avidement les derniers mois, les dernières semaines et les derniers jours des templiers et de son dernier grand maître.

Ce qui est étonnant avec ce livre, c’est qu’il s’agit objectivement d’un travail universitaire, digne d’une soutenance de Thèse, mais qui, contre toute attente, se retrouve dans les rayons de littérature générale de votre librairie préférée.

C’est un pari osé de la part de l’éditeur (dont j’ignore la réussite dans les chiffres de ventes) d’autant que la lecture est en fin de compte assez rude tant y sont entremêlés les références et que la multiplicité des intervenants doublé de plusieurs aller-retours dans le temps, nous font régulièrement perdre pied.

Un livre intéressant et instructif qui ne va pour moi pas assez loin dans son effort de vulgarisation qui justifierait son positionnement éditorial.

Ce que Steve Jobs ferait

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Lu plus par acquis de conscience qu’autre chose.

Sorti peu de temps après le décès en 2011 du fondateur d’Apple, ce livre n’est clairement qu’une tentative mesquine de surfer sur l’appétence d’un certain public pour une prétendue « méthode Steve Jobs ».

Sauf qu’une telle « méthode » n’existe pas…

A minima, et c’est ce que propose ce livre, pouvons-nous observer les actions et réactions de Steve Jobs face à certaines situations ou certains problèmes.

Source d’inspiration indéniable, tenter d’appliquer à la lettre d’hypothétique « préceptes » de Jobs quand il faut plutôt voir des traits de caractère, est un non sens colossal et absolu.

En fin de compte, un livre qui vous en apprend moins sur Steve Jobs ou vos projets que sur la façon dont l’auteur perçoit Steve Jobs. Quoiqu’elle ne soit pas véritablement toxique, je déconseille cette lecture.

Tout l’art d’Assassin’s Creed Odyssey

Assassin’s Creed Odyssey est pour moi le jeu vidéo de l’année et j’aurais l’occasion d’y revenir en détail dans un autre billet.

Bien que je doive admettre que deux biais joue dans ce jugement : mon affection pour la franchise et, plus encore, celui pour cette période de l’histoire qu’est la Grèce Antique, à laquelle j’ai consacré une partie de mes études.

Déjà sublimée avec le précédent opus (Assassin’s Creed Origins) qui prenait place en Egypte Ancienne (une époque également chère à mon cœur), les gars de chez Ubisoft (développeurs, artistes ou historiens) ont non seulement prolongé l’expérience déjà éblouissante proposée par Origins (Gameplay, scenario, graphismes, etc.) mais l’ont sublimé dans cette suite tout à fait grandiose.

Cet ouvrage revient donc en détails sur le processus créatif des aspects esthétiques du jeu (mettant donc de côté les aspects purement ludique) et des recherches entreprises pour recréer les textures, les paysages, les personnages, etc.

S’il est conseillé de ne pas le lire avant d’avoir bouclé la trame principale du jeu, ce livre est une vraie mine d’or et de connaissances, que l’on pourra compléter par des lectures plus poussées sur tel ou tel sujet (biographies, monographies ou étude d’architecture).

Un complément plaisant au livre qui permet d’approcher d’un peu plus près le travail de l’ombre de ceux qui contribuent à rendre ces jeux beaux et crédibles.

Anges déchus

Anges Déchus

On ne peut hélas pas en dire autant de la suite de Carbone Modifié. Si l’on peut parler d’une suite. En effet, c’est bien le même héros, qui, réenveloppé dans un autre corps, n’a plus la même apparence physique que dans le premier volet, mais au delà de ça, rien à voir avec le premier opus.

Pas d’enquête, aucun personnages issus du premier tome en dehors du héros. Là il est question vaguement d’une arnaque ou d’un « casse du siècle », mais dont la trame est plus que confuse, ce qui rend la lecture assez pénible au final. Pas sur de boucler le cycle et le troisième tome cette année…

Face à Faces

face à faces

Ma « madeleine de Proust » de l’année ! Michel Courtemanche a pour ainsi dire « bercé » mon enfance. Sans que j’en comprenne toujours tous les tenants et aboutissants, ses grimaces ont toujours eu sur moi un effet hilarant !

Ce livre est passé totalement inaperçu en France, un comble quand on sait le succès qu’à rencontré l’humoriste dans nos contrées.

Même si le vocable est abusif, ce livre signe le retour de Michel Courtemanche. Abusif, car si sa carrière a été incontestablement mise entre parenthèses, le bonhomme n’est pas resté inactif et n’a jamais complètement disparu des radars.

L’auteur se livre ici à cœur ouvert dans un exercice d’une rare sincérité dans lequel transparaît à la fois les fêlures mais également la perversité du système dans lequel il est tombé, comme tant d’autres.

Un livre très émouvant doublé d’une plongée nostalgique dans les années 90.

Ce que je peux enfin vous dire

ce que je peux enfin vous dire

Au risque de paraître misogyne, sectaire, rétrograde, condescendant, ou tout autre qualificatif dont se voit gratifié quelqu’un qui ose dire du « mal » de Ségolène Royal, force est malheureusement d’admettre que ce livre est, au mieux une resucée de livres ou propos précédent de la demi-finaliste de 2007, au pire un étalage de naïveté.

Ségolène Royal a eu une vie politique. On ne peut pas lui enlever, et on doit même reconnaître qu’elle a eu un rôle certain dans l’avancée de certains sujets.

Mais Ségolène Royal a fait son temps. Elle ne coche plus les cases de l’époque.

Ce livre est une vaine tentative (de plus) de revenir au centre de l’attention, en surfant à la fois sur le succès (relatif) de la COP 21 (mais qui date un peu) et sur la vague #metoo. En résulte un ouvrage brouillon, pas soigné (à l’image de la coiffure en couverture) qui masque mal les ambition (déçues depuis) d’un retour dans la vie politique par un biais ou un autre…

Raté sur les deux tableaux. Et j’arrête là sur ce livre, au risque d’être encore plus désagréable…

A l’aventure compagnons

Transcription romancée de la saga « radiophonique » renommée, ce premier volume du Donjon de Naheulbeuk fera le délice des fans comme des néophytes.

Parodiant gentiment les classiques du genre et l’univers des jeux de rôles, la série trouve ici une traduction littéraire et romanesque, mettant en scène les dialogues originaux, savamment mis en scène et enrichis des décors ainsi que des pensées de personnages.

Drôle et brillant !

Les cieux pétrifiés

Dernier tome de la trilogie de la terre fracturée, ce roman vient conclure cette saga laborieuse, tant dans sa lecture que sa compréhension.

Mimi

Mimi

« Mimi » a été aussi vite enterré qu’il n’était apparu dans l’actualité.

Est-ce parce que tout le monde s’est empressé d’oublier ou d’effacer discrètement sa sortie ? Ou bien parce que son contenu était finalement plus pauvre que ne le laissait présager l’onde de frissons qui parcouru alors le monde politique et médiatique ?

Sans doute un peu des deux.

Si l’on découvre le parcours de Michèle Marchand, les auteurs se sont heurtés à tant de mutisme (pour ne pas dire « d’hostilité ») qu’ils n’ont finalement pas pu creuser bien profond. On devine néanmoins, entre les lignes, tout un tas de collusions malsaines, de petits arrangements, et au final un monde souterrain où se mêlent les puissants et les nantis.

Les auteurs nous décrivent finalement un monde de faux-semblants et de manipulations dont les classes moyennes et défavorisées se trouve les spectatrices à travers une presse people et magazine finalement assez manipulée.

C’est très bien écrit et les auteurs ont produit un travail remarquable mais le propos qu’il révèle est navrant. La France d’en haut a encore de beaux jours devant elle !

Les portes de la délivrance (Salvation Tome 1)

Ce nouvel opus de Peter F. Hamilton incarne ce qu pourrait être le pinacle de son oeuvre. Une savante alchimie entre ses différents cycle SF et ses space opéra grandioses.


Dans un style toujours impeccable, son intrigue ciselée à tiroir nous emmène avec un brio qui sublime le récit. Les intrigues imbriquées ne cessent de nous étonner et page après page nous n’avons qu’une seule hâte : connaître la suite !


Compte tenu de l’ampleur et de la qualité de son oeuvre accomplie, il était difficile de rêver à mieux, mais c’est pourtant chose faite. Non que cela remette en cause la qualité des précédents opus mais le savant mélange d’action, d’odyssée spatiale, de politique, etc. en fait une oeuvre majeure et magistrale.

A la lueur de la qualité de son oeuvre accomplie, il était difficile de rêver à mieux, mais c’est pourtant chose faite. Non que cela remette en cause la qualité des précédents opus mais le savant mélange d’action, d’odyssée spatiale, de politique, etc. en fait une oeuvre majeure et magistrale.

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Récap de mes lectures d’Octobre 2018

Vice et Versailles

Vices et Versailles

Le château de Versailles fait rêver beaucoup de monde. Et un bon conseil à donner pour ceux qui veulent un jour visiter l’un des joyaux du patrimoine français c’est, d’une part d’aller s’entraîner à Ikea pour apprendre à maîtriser une visite en sens unique (histoire d’éviter de se faire enguirlander par un vigile si vous avez l’outrecuidance de vouloir faire demi-tour au milieu du parcours), et d’autre part, c’est de ne pas lire ce livre.

Oeuvre de l’ancien responsable des jardins du parc renommé, les propos tenus, qui ne sont pas dénués d’intérêts par les quelques anecdotes narrées, sont le fait d’un homme aigri et blasé.

Sans doute incité par sa mise en retraite, le récit qui s’égraine page après page est plein de ressentiment et d’amertume, voire d’une certaine colère. Sous des dehors d’ode à ce prestigieux bâtiment, chaque chapitre est l’occasion pour l’auteur de se lamenter sur le thème universel du « c’était mieux avant ».

Chacun en prend pour son grade, qu’il s’agisse des politiques, des gestionnaires, ou, le plus souvent, des visiteurs.

On préférera à ce livre désabusé la lecture d’une bonne monographie sur le château et son parc, dépouillé de toute la négativité que laisse transparaître sciemment l’auteur de celui-ci…

L’âme d’une image

L'âme d'une image

Ceux qui m’ont vu traîner sur les réseaux sociaux de l’internet mondial savent que je suis tombé dans la marmite de la photographie.

En ce domaine, comme dans tous les autres, on ne cesse jamais d’apprendre. Apprendre en pratiquant, apprendre en écoutant ceux qui maîtrise le sujet, apprendre encore en lisant sur le sujet.

Après avoir suivi un workshop en ligne de David DuChemin (photographe humanitaire canadien) le hasard a voulu que la version française de l’un de ses ouvrages soit publié par les éditions Eyrolles le jour de mon anniversaire 🙂

Ce livre est une véritable source d’inspiration et donne à voir un aperçu du travail de David DuChemin.

Bien entendu, c’est une lecture qui s’entend parmi d’autres, plus ou moins technique ou plus ou moins artistiques selon votre niveau de pratique. Mais la pratique photo ne peut s’améliorer que si l’on dépasse les seules considérations techniques pour s’élever vers la quête de sens pour nos images qui doivent pour principale vocation, non pas d’être simplement « nettes » mais de délivrer un message, une émotion. Bref : avoir une âme.

Destin Français

Destin Français

Vous connaissez la différence entre le métier de chirurgien et celui d’un historien ? Il ne viendrait à l’idée de personne de pratiquer le premier sur un coup de tête (à part si vous êtes un psychopathe ou un tueur en série). Alors que pour le métier du second, il semble que n’importe quel branquignole puisse s’y essayer sans gène aucune.

Il faut dire que, contrairement au premier, il n’y a pas mort d’homme… Encore que je risque un AVC à chaque fois que je vois une vidéo de Loran Deutsch…

Pourquoi certains se sentent-ils obligés de parler d’Histoire, surtout pour dire des conneries ? On entend nettement moins de monde disserter sur la physique nucléaire ou les accélérateurs de particules…

Ce serait encore pour proposer une lecture originale d’un épisode de l’histoire, comme a pu le faire Camille Pascal, mais hélas la plupart du temps, les ouvrages appuyés sur l’Histoire n’ont d’autre vocation que de servir un sous-texte maladroit sur des opinions politiques pas toujours fraîches (sauf pour Loran Deutsch qui n’a d’autre visée que mercantiliste).

Peu de choses à dire de ce nième Zemour, à part que si certains fait sont vrais, le reste n’est que pures élucubrations délirantes, sans queue ni tête, et sans colonne vertébrale.

A fuir, non à cause de son (faible) fond idéologique, mais plutôt parce que cela ne nous apprend rien…

Tu peux ou tu peux pas

Tu peux ou tu peux pas

Un livre au concept interessant qui pourrait presque se prêter à une déclinaison sous forme de jeu de société !

Quelques cas sont présentés de manière un peu tordue afin de rentrer dans le cadre proposé par le livre mais on passe dans tous les cas un bon moment en plus de découvrir certaines choses insolites.

Un été avec Homère

Un été avec Homère

Bien que n’étant pas auditeur de France Inter, la publication livresque de la chronique estivale de Sylvain Tesson a éveillé ma curiosité.

Mon passé scolaire (littéraire et historique) pendant lequel est née ma passion pour la Grèce me rendait le pitch alléchant.

Et le moins que je puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu !

La poésie avec laquelle l’auteur nous dépeint la Grèce et ses paysages, sculptés par la puissance des éléments qui s’y déchaînent, est d’une rare élégance.

Dans le même ordre, son approche très simple et didactique des deux poèmes majeurs d’Homère, l’Iliade et l’Odyssée, nous plonge dans ce passé ancestral, mythologique, mais nous ramène invariablement à notre présent, tant les propos du poète n’ont rien perdu de leur actualité.

Plus qu’un guide de lecture ou une analyse textuelle, le livre de Sylvain Tesson nous donne à observer minutieusement ces héros du passé pour mieux nous les faire apprécier au présent pour ceux d’entre nous qui auraient encore mal au crâne après la lecture ânonnée des vers originaux !

Tyranny of metrics

Tyranny metrics

J’ai une critique en cours d’écriture sur cet ouvrage, pour le moment non traduit en français, ce qui est dommage car il échappe de ce fait à une partie de son public non anglophone…

Ce livre devrait être sur la table de chevet de bon nombre de responsables politique, de chefs d’administrations publiques ou d’entreprises.

Par ce brillant exposé, Jerry Z. Muller démontre, exemple réels à l’appui, que la mise en oeuvre d’indicateurs de manière ostensible est contre productive.

Loin de permettre d’atteindre des objectifs et d’améliorer les choses au quotidien, les indicateurs s’auto-entretiennent et génèrent un cercle vicieux qui annule le potentiel effet bénéfique qu’ils pourraient avoir s’ils étaient utilisés intelligemment avec parcimonie…

Un ouvrage éclairant à recommander !

The design of everyday things

the design of everyday things

C’est dans le cadre de mon travail à la ville que je me suis penché sur les questions de design.

Cet ouvrage est une référence du sujet et sa lecture intéressera au delà de ceux qui ont à travailler sur le sujet.

L’auteur, expert du sujet, ancien de chez Apple, explore le sujet de fond en comble, le tout appuyé de nombreux exemples et cas pratiques. Vous terminerez ainsi la lecture en sachant ce qu’est le design, ce qu’est un BON design et l’importance que cela revêt.

J’ai une fiche de lecture complète sur cet ouvrage en attente de finalisation, que je partagerais ici dès sa finalisation.

Le sang des 7 rois (Tome 7)

C’est enfin terminé…

A rebours, il apparaît clairement qu’il n’y avait pas besoin d’écrire sept volumes pour raconter tout ça.

Si Star Wars a créé malgré lui la mode des trilogie, il semble que cerrtains auteurs se sentent obligés, comme pour Harry Potter ou Game of Thrones d’en faire sept.

Sans tailler inutilement dans le lard, l’ensemble tiendrait raisonnablement en trois (voire quatre) volumes. Cela épargnerait certaines longueurs ou certaines digressions, qui n’apportent rien au propos ou à la littérature en général.

C’est un reproche que je formule régulièrement à l’endroit de certaines œuvres littéraires. Non pas comme un américain qui voudrait que tout lui soit prémâché ou qui attend qu’une adaptation sorte en DVD pour moins se prendre la tête, mais plutôt comme un amoureux de la qualité.

Et qualité ne rime que rarement avec quantité. Au prétexte de produire du texte au kilomètre afin de remplir les rayonnages des librairies (et des lecteurs) certains roman enflent.

Si l’inutile a son utilité, il faut savoir garder une cohérence à son récit et ne pas diluer son propos dans des élucubrations, peut être très bien écrite, mais qui dilapide l’attention du lecteur et noie l’intrigue.

Le lent passage de la fantasy à la science-fiction de cette série est mal géré. Dommage car il aurait pu y avoir un vrai coup éditorial à jouer.

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Livres Récap'

Récap’ de mes lectures de Septembre 2018

Les jeux de Némésis (The Expanse Tome 5)

C’est à mon sens le meilleur opus de la série à ce jour.

Non que les précédents soient d’une quelconque médiocrité, mais l’ampleur que prennent ici les personnages est exceptionnelle.

Alors qu’ils vivent d’habitude toutes leurs aventures ensembles, nos héros sont ici chacun de leur côté.

Ils atteignent dans ce tome une profondeur d’écriture incroyable et, s’il le fallait encore, accroissent la cohérence de leurs histoires et confortent notre empathie à leur endroit.

Sur fond de terreur incroyable, les auteurs déploient une histoire riche et développent encore plus l’univers patiemment mis en place depuis le premier opus.

Tuer Jupiter (Critique)

Tuer jupiter

Sentiment très mitigé sur ce roman de politique fiction qui témoigne moins d’un talent littéraire que d’une prise de température de l’époque.

Sans aller jusqu’à dire qu’il est audacieux ou original, le pitch et son déroulé sont à tout le moins… rafraichissant, disons-le comme ça (même s’il est quand même question de l’assassinat du président de la république et d’un complot).

C’est peut-être le livre de chevet de quelques gilets jaunes qui rêvent sans doute d’enterrer notre sémillant président. Qui sait ?

Les chroniques de Méduse

Chroniques de méduse

Peu familier des œuvres d’Arthur C. Clarcke, j’ai jeté mon dévolu sur ce roman à la faveur de la Petite OP 2018. Quoique uniquement « inspiré » d’une nouvelle de Clarcke, il donne selon moi un bon aperçu de l’univers de Clarcke. Sans trahir ce dernier, les auteur ont su avec talent proposer quelque chose de neuf et de fidèle.

On prend plaisir à suivre les aventures de ce vétéran à travers lesquelles on aborde des questions existentielles fréquentes dans la littérature SF actuelle : la prolongation de la vie sur plusieurs centaines d’années, l’acceptation de la différence, les sens du devoir, etc.

Un très bon roman !

Petit Paul

Petit Paul

Honnêtement, il n’y aurait pas eu la polémique à propos de cette BD, je ne m’y serais pas intéressé. Comme quoi, on a rien fait de mieux en termes marketing et promotionnel…

Du coup, par esprit de contradiction ou pour jouer les rebelles en mousse, je me suis rendu dans la librairie Glénat à Lyon pour repartir avec mon exemplaire sous le bras.

C’est gras, c’est sur. C’est loin d’être fin, c’est évident. Mais l’ouvrage est plus « drôle » que « trash ». La démesure de certaines situation et le ridicule de l’ensemble font inévitablement sourire même quand c’est pas drôle…

Passée la première lecture, on y revient pas forcément, ce qui laisse à penser que, sans la polémique, l’ouvrage n’aurait peut-être pas, par son seul contenu, trouvé son public…

Le sang des 7 rois (Tome 6)

Probablement le volume le plus faible de la série.

Je ne suis parvenu jusqu’ici qu’à force d’abnégation et de persévérance. Limite acharnement littéraire…

L’intrigue part complètement en vrille et le roman ne se cache même plus pour nous dire que l’on meuble en attendant le dernier tome.

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Livres Récap'

Récap’ de mes lectures d’Août 2018

Le sang des 7 rois (Tome 5)

Plus ça va et plus j’ai l’impression de tirer sur une ambulance…

Passé les deux, voir trois, premiers volets, le récit se rend de plus en plus confus. La multiplication à outrance des personnages, souvent secondaires malgré les efforts fait pour nous les introduire, n’aide pas de ce côté là.

Latium (Tome 1)

Latium

Combiner science-fiction, Space Opera et antiquité constitue a priori un mélange plus que susceptible de titiller mes différentes passions.

S’il brasse des concepts intéressants sur le libre arbitre et le devenir de la technologie intelligente après l’homme, allant ainsi au bout de la logique des lois de la robotique inventées par Asimov, le propos est tellement touffu qu’il en devient confus. On se noie littéralement dans certaines descriptions ou certains concepts dont la démesure ne trouve d’égal que la surabondance de mots qui les qualifient. C’est très verbeux. Trop verbeux. On perd sans arrêt le fil alors que le cadre dans lequel évolue le récit est suffisamment hors du commun pour ne pas en ajouter une couche de complexité.

Tout cela au service d’une banale histoire de quête de pouvoir qui n’aurait pas souffert de plus de légèreté dans la langue employée.

Avant la tempête

On continue avec World of Warcraft mais cette fois ci avec le roman qui a accompagné la sortie lors de l’été 2018 de la septième extension du MMORPG.

Complément utile aux scènes de mise en place proposées par le jeu, la plume de Christie Golden, désormais salariée du studio, fait toujours mouche et, s’il n’y a pas de grandes surprises, la narration nous emporte dans une intrigue épique mémorable.

Un très bon moment doublé d’un jalon important dans la timeline de la franchise.

Warcraft, Chroniques (Tome 2 et 3)

Suite et fin de cette excellente série brillamment écrite et richement illustrée.

Must have pour toute personne qui s’intéresse un tant soit peu à l’univers de Warcraft, cette somme permet d’une part de se rafraîchir la mémoire mais surtout de découvrir la richesse et surtout la cohérence de l’univers mis en place par Blizzard depuis des dizaines d’années.

Une réussite !

Le Hobbit

Le hobbit

Cette lecture est à ranger au rayon des lectures de rattrapage.

Que dire, à part que ce livre est et restera un monument d’élégance, de simplicité, preuve qu’une narration dense mais simple peut exister.

S’il se prête hélas moins à un usage de compte à destination des enfants comme c’était sa vocation initiale, ce livre est à mettre entre toutes les mains dès que possible car il est une mine extraordinaire pour stimuler l’imagination et enrichir son vocabulaire !

Dongeons & Dragons : Dungeon Master Guide

DD Dungeon Master Guide

Après avoir expérimenté le jeu de rôle plus tôt dans l’année, je suis rentré dans le dur en m’attaquant à la référence du genre : Donjons et Dragons.

Plus que le jeu en lui-même, c’est la création d’histoire et leur animation qui m’attire le plus. J’ai donc dévoré ce manuel avec avidité, l’achevant avec mille idées de campagnes en tête !

Au-delà du contenu, des règles qu’il présente et de l’inventaire d’objet conséquent qu’il renferme, le livre est très richement illustré, ce qui en fait un très bel objet très plaisant à lire.

Je poursuis en 2019 ma plongée dans cet univers avec l’ouvrage destiné aux joueurs et le bestiaire.

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Livres Récap'

Recap’ de mes lectures de juillet 2018

La porte d’Abaddon (The Expanse Tome 3)

S’éloignant toujours plus du cœur du système solaire, l’humanité se voit offrir la possibilité de coloniser des mondes lointains en empruntant une porte mystérieuse sortie de nulle part.

Ecrivez un roman en 30 jours

Nanowrimo

Les mots ont un sens.

Contrairement à ce que beaucoup semblent attendre de ce livre, son titre n’est pas « Ecrivez un roman publiable en 30 jours » ou « Ecrivez un bon roman en 30 jours ».

Le livre de Chris Baty, initiateur du Nanowrimo (National Novel Writing Month ce qui dans la langue de l’oncle Sam veut dire National Mois National de l’écriture de nouvelles) consiste en un recueil de conseils, règles de conduites et autres astuces pour justement réussir le challenge du Nanowrimo.

S’il existait une recette pour pondre des livres facilement sans risque de se planter, ça se saurait !

Le Nanowrimo permet de mettre le pied à l’étrier et, sous forme d’un challenge haletant et un peu rude, de jeter les bases de ce qui pourra, un jour, devenir un best-seller (si c’est bien ça votre but).

Ayant déjà tenté plusieurs fois la Nanowrimo, parfois avec succès (sans toutefois publier derrière car c’était vraiment médiocre), parfois sans parvenir à aller au bout, ce livre est un bon compagnon pour garder la tâte dans le guidon.

Certains points pourraient d’ailleurs s’appliquer à d’autres contextes, avec certaines nuances toutefois, tant l’objectif du Nanowrimo tend vers la quantité au détriment de la qualité, ce qui n’est pas recommandé dans toute entreprise humaine !

Qui a piqué mon fromage ?

Qui a piqué mon fromage ?

Un « classique » qu’il est bon de relire de temps en temps.

Simple et d’une efficacité redoutable, la courte histoire métaphorique qui met en scène les deux souris et les deux minigus, est un rappel à l’ordre salutaire sur l’attitude à adopter face au(x) changement(s) et pas seulement les plus gros.

Comme souvent en revanche, plus facile à dire (ou à lire) qu’à faire ! La vraie richesse du livre réside dans sa mise en application concrète 😉

La guerre du livre numérique

Guerre du livre numérique

Les gens ont probablement déjà oublié comment tout a commencé pour la venue du monde du livre numérique tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Ce livre, appuyé sur les minutes du procès ayant opposé les parties prenantes du dossier (éditeurs, distributeurs, avec au premier chef Amazon et Apple), reviens en détails sur les étapes qui ont conduits à la situation actuelle.

Dans un marché qui se cherche encore et dans lequel de nombreux acteurs n’ont hélas pas encore pas confiance, ce petit ouvrage joue un rôle majeur de passeur de mémoire et nous éclaire dramatiquement sur la perception du livre numérique par tous les acteurs de la chaîne.

Les sanctuaires du mal (Critique)

Les sanctuaires du mal

Sans conteste le plus mauvais Terry Goodkind qu’il m’ai été donné le lire. Déclinant d’ouvrage en ouvrage, il est grand temps que cet auteur arrête les frais.

Un thriller soporifique, à l’intrigue poussive, rembourrés aux poncifs de vieux réac.

A fuir.

L’été des quatre rois (Critique)

L'été des quatre rois

Un « roman » historique ambitieux et quelque peu indigeste sur cette période charnière de l’histoire, assez méconnue par ailleurs de beaucoup de gens.

Prévoir beaucoup de temps (calme) devant soi pour en arriver à bout !

Initiation au jeu de rôle

Initiation au jeu de rôle

Découvert par hasard lors d’une visite, elle-même inopinée, de la librairie spécialisée Trollune à Lyon, ce kit est pour moi une première incursion dans le monde merveilleux du jeu de rôle.

C’est un univers qui me démangeait depuis quelques temps déjà et je commençait à chercher un moyen d’y glisser un pied.

Après lecture et mise en oeuvre lors d’une (hélas) unique partie, force est d’admettre qu’il s’agit d’une bonne entrée en matière.

On regrette que l’intrigue soit extrêmement scriptée, mais c’est un passage obligé afin de guider au mieux nos premiers pas d’aventuriers. Toutefois, les marges de manœuvre ne sont pas larges et le Maître du Jeu (MJ) devra par moment trouver des trésors de créativité pour expliquer tel ou tel événement ou contrainte.

Le tout est excellemment bien présenté et plaisant à utiliser.

Cela donne envie de prolonger l’aventure !

Les feux de Cibola (The Expanse Tome 4)

Un huit clos magistral et qui met en lumière que même à des milliards de kilomètres de notre bonne vieille galaxie, nos problèmes de survie sont toujours les mêmes.

Tolkien, auteur du siècle

Tolkien auteur du siècle

Tolkien est un monument, pas seulement de la littérature fantastique, mais de la littérature tout court.

Pour vous en convaincre si vous en doutiez ou que la lecture de la communauté de l’anneau vous a semblé être un interminable catalogue de paysages, vous devez lire cet ouvrage.

Si la présente édition française a été publiée en 2016, sa version originale date de 2000. Et cela en fait justement toute sa force et toute sa valeur car cela signifie qu’il a été écrit avant le raz de marée provoqué par la sortie des longs métrages de Peter Jackson qui a fait naître toute une génération de « geek » et autre « fan de fantasy ».

L’ouvrage de T.A Shippey revient donc en détail sur les sous-bassement même de l’oeuvre de Tolkien. Ce qui nous permet de comprendre certains choix, certaines orientation du récit, à l’aune de la vie de l’auteur, du contexte historique et surtout de la langue, véritable outil que Tolkien utilise avec brio.

Nous plongeant au cœur de la philologie, le livre ne nous sert pas une simple pseudo analyse des métaphores du récit de Fantasy comme d’autres ouvrages simplistes le propose. Au contraire, dans un propos très fouillé et précis, l’oeuvre de Tolkien est disséquée sous nos yeux et l’on découvre, fasciné, toutes les subtilités – de langue principalement – qui échappe à nos sens de lecteurs plutôt passifs.

Un chef d’oeuvre à propos d’un chef d’ouvre. Voilà en synthèse ce que représente ce livre que tout aficionados de Tolkien se doit de lire au moins une fois !

Warcraft, Chroniques 1

Dans une édition très soignée, richement illustrée, tous les aspects de l’histoire de la mythologie sous tendant l’univers créé par Blizzard y trouvent leur place.

Ce premier volume s’attache aux fondements même de l’univers et notamment les titans. Vous saurez tout dans les moindres détails.

Un must have pour qui s’intéresse à cette licence majeure !

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Livres Récap'

Récap de mes lectures de juin 2018

Autorité

Deuxième tome de la trilogie du rempart sud, cet opus n’a finalement que peu d’adhérence avec le premier. On a l’impression d’être dans Matrix, à savoir avec un premier volet autonome, puis une suite en deux parties, incompréhensibles l’une sans l’autre.

Bon, à la différence notable de Matrix, le film des frères / sœurs Washowsky a été fait avec talent.

Ce n’est hélas pas le cas ici. Le style est hésitant, l’intrigue décousue et on s’en remet encore à ce stade à l’espoir que le dernier volet dissipera les nombreuses questions laissées en suspens, et ce depuis le premier volet.

Acceptation

Acceptation

Tant qu’à se faire mal, autant le faire en une seule fois. C’est un peu le principe du sparadrap : faut arracher d’un seul coup.

Donc pour ne pas mourir idiot et en finir avec cette trilogie entamée, je me suis imposé la lecture de ce dernier tome.

Comme pour les deux précédents, les mêmes défauts et pire, aucune des questions soulevées ne trouve de réponse.

Un calvaire. Heureusement terminé.

Les robots

A notre époque marquée par l’Intelligence Artificielle, la littérature anticipatrice d’Asimov est rafraîchissante.

Déjà à l’époque de l’auteur les questionnements sur le rapport entre l’humanité et la technologie était d’une acuité déconcertante.

Pour ne rien gâcher, le tout est plutôt drôle avec des personnages qui ont le verbe haut.

Un fondamental à avoir dans sa bibliothèque.

Le sang des 7 rois (Tome 4)

Si le tome précédent marquait le début de la fin de cette série, ce quatrième tome plante un clou de plus dans le cercueil.

Les personnages ne savent pas ce qu’ils font, ni pourquoi et encore moins où ils vont.

Le roman se dirige doucement sur la pente du grand n’importe quoi quand il commence a être question d’extra-terrestres…

Éclaircir les ténèbres (Critique)

éclaircir les ténèbres

J’ai déjà trop écrit sur ce livre qui oscille dans mon cœur entre le médiocre et l’oubliable.

La Guerre de Caliban (The Expanse Tome 2)

Cet opus donne encore plus d’ampleur aux intrigues mises en place dans le premier volet. Ne se contentant pas d’en livrer un simple prolongement, il enrichi considérablement le caractère des personnages et insuffle une profondeur incroyable dans l’univers mis en place.

Au surplus, ce tome introduit un nouveau personnage, dont l’importance ira crescendo dans la série.

Délectable !

Le Président a disparu

Le président a disparu

Au risque de paraître un peu « beauf », c’est l’une des bonnes surprises de l’année.

Signé James Patterson dont le succès industriel n’est plus à démontrer et de l’ancien Président des Etats-Unis Bill Clinton, ce roman se dévore littéralement.

Quoique basé sur une intrigue assez convenue, le fait qu’elle ait reçu les conseils de Bill Clinton pour donner plus de réalisme aux descriptions et aux situations rencontrées lui donne malgré tout une saveur particulière. Pour le reste, les conventions d’écriture à la Patterson sont respectées à la lettre. On aime ou pas !

1984 (Nouvelle traduction)

1984

Au-delà du fond qui ne prend pas une ride, l’éditeur s’est cru obligé de proposer une nouvelle traduction. Mais en avions-nous réellement besoin ? Si cela permet de faire entrer une nouvelle référence au catalogue et de gonfler artificiellement les ventes, une nouvelle traduction apporte-t-elle vraiment quelque chose ?

Pour faire court : non. Pire, c’est un vrai carnage. Sous prétexte que le contexte actuel a changé, on argumente que les mots employés doivent changer aussi sous peine d’avoir un écart trop important entre le contenu (le livre) et le contenant (l’époque).

Sauf que le contexte dans lequel le livre a été écrit, lui, ne changera pas. En outre, le livre a été popularisé avec la traduction de l’époque. En travestissant cette traduction, on viole l’esprit dans lequel le roman est parvenu jusqu’à nous.

Comble du sacrilège, la « Novlangue », terme qui a fini par passer dans le langage courant dans nos contrées est remplacée par un vulgaire et aseptisé « Néoparlé »…

Sans vouloir passer pour un rétrograde passéiste, on aurait pu s’abstenir de commettre cette nouvelle traduction et on reviendra avec plaisir à celle originale qui n’a rien perdu de sa beauté.

Un défilé de robots

Suite de la publication des nouvelles d’Asimov au sujet des robots. Toujours aussi « drôle » et élégant.

La façon dont l’auteur envisage l’évolution même des robots, d’un statut « primaire » à des modèles de plus en plus évolués est fascinante.