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Everyday Backpack de Peak Design : un an après

Il y a un an, après avoir longtemps tergiversé, j’ai fini par craquer (raisonnablement) sur le Everyday Backback de Peak Design, en version 30 L, couleur « Ash » (enfin… gris clair quoi !)

Hasard ou coïncidence, j’ai du effectuer tout récemment un échange du sac avec le service client de Peak Design pour un léger problème, dont je parlerais plus bas. Du coup, j’ai saisi l’occasion pour comparer un sac tout neuf avec un sac ayant fidèlement servi pendant un an.

Voyons donc ce qu’il en est !

Oh ! Un sac tout neuf 🙂

Le choix du sac

Avant de rentrer dans le détail, laissez moi rapidement vous expliquer pourquoi avoir choisi ce sac.

Je commence à avoir pas mal de sac : sac à dos, sacoches, pochettes, sac de voyages, etc. Je me découvre presque une passion pour ces outils du quotidien pour lesquels les innovations ne cessent de voir le jour.

Mon précédent sac principal était un basique mais robuste Eastpak noir. Avec son look et sa fiabilité éprouvée on y loge tout ce dont on peut avoir besoin pour les déplacements du quotidien ou une petite randonnée.

Mais très vite, dès qu’on transporte un peu de matériel technique (ordinateur, tablettes, appareils photos, cables, etc.) ça devient vite compliqué en termes de confort (avec des arrêtes saillantes dans le dos) et de sécurité du matériel qui n’est pas suffisamment protégé.

Pour accompagner ce sac à dos, j’ai commencé à prendre plusieurs sacs « photos » de type sacoche ou sling. Mais très vite, les limites de ces sacs dédiés sont apparues. Même en reportage photo on a besoin d’embarquer autre chose que son boitier ou ses filtres…

Après plusieurs voyages où j’ai du me battre avec mes différents sacs, je me suis donc mis en chasse d’un nouveau sac, avec un cahier des charges assez strict :

  • Confortable, avec un soutien du dos ferme
  • Compartimenté
  • Adapté au transport de matériel photo… en quantité
  • Avec un accès rapide sur le coté
  • Mais qui ne se limite pas à un rôle de sac photo
  • Avec une poche dédiée pour un ordinateur

Autant dire que je cherchais le mouton à cinq pattes !

Cherche Lycos ! Cherche !

Mes recherches, peu efficaces il faut avouer, ne donnèrent rien dans un premier temps. Je tombais invariablement sur les gammes « photo » de type Lowepro, qui se prêtaient pour moi assez peu à un usage quotidien hors sorties photos, sauf à démonter consciencieusement l’enchevêtrement de séparateurs à scratch que vous avez mis des heures à mettre en place…

Mais force était de constater qu’à priori aucun candidat ne semblait répondre à l’ensemble de mes critères, un paramètre manquant toujours à l’appel ou ne correspondant pas tout à fait à mon postulat de départ.

Je devait donc me résoudre à faire des compromis par rapport à l’idéal que je recherchais.

En désespoir de cause, aidé par le hasard lors de la visite inopinée d’un magasin photo en vacances à Bordeaux,  je me suis rabattu sur un sac de la marque Nikon, non parce que c’est la marque photo que j’utilise (et que j’apprécie par ailleurs) mais parce que c’est celui qui se rapprochait le plus de mes besoins. Un test de ce sac, assez méconnu par ailleurs, est en cours de préparation.

C’était (enfin… c’est, puisque je l’ai toujours) un sac purement photo, mais dont les possibilités d’aménagement et son prix contenu (moins de 100€) en faisait une alternative interessante à toutes les gammes vers lesquelles toute recherche Google va vous mener inconditionnellement… Pour peu que l’on cherche un sac « photo », ce qui n’était toujours pas mon cas.

Bref. Ce sac est parfait pour stocker tout mon matériel photo. Plus pratique pour moi qu’un valise encombrante, il ne résout quand même pas l’ensemble de mes besoins.

Après avoir lâché l’affaire pendant plusieurs semaines, c’est au détour d’une vidéo youtube, que j’ai découvert Peak Design et l’Everyday Backpack.

Quelques recherches et quelques hésitations plus loin (et oui, c’est quand meme un budget 😉 ) me voilà l’heureux propriétaire de ce magnifique sac.

Le sac en bref

Inutile de revenir en détails ici sur les features de ce sac. Les tests, unboxing et autres review sont légions sur le net. Le mieux étant d’aller voir directement la vidéo de présentation faite par Peak Design :

Versatile grace à son système de séparateurs polyvalents, sobre et élégant, pratique, doté d’un nombre incroyable de rangements très astucieux, d’une robustesse saluée, il répondait en tous points de vues à mes besoins !

Des poches ! Plein de poches !

Le sac au quotidien

J’ai utilisé ce sac tous les jours, que ça soit pour aller au bureau, se balader en ville, partir en week-end ou faire de la randonnée.

J’ai trouvé là un sac unique me permettant de répondre à toutes les situations, sans avoir besoin de changer de sac à chaque fois. Bien entendu, pour des sorties très spécifiques, il ne remplacera pas complètement un sac dédié. N’espérez pas faire un trek avec, il ne remplacera pas complètement un vrai sac de randonnée. J’ai néanmoins fait plusieurs sorties à la journée et il n’a pas été pris en défaut : vêtements, cartes, bouteilles, rations, appareil photo (bien sur !), j’avais tout à portée de main, sans manquer de rien et avec une tenue irréprochable.

Certains disent trouver que l’organisation du sac demeure un véritable casse-tête : comment est-ce que j’organise les séparateurs ? Que mettre dans chaque poche ? Je met ce truc où ?

C’est se tordre la tête pour pas grand chose ! Au fil du temps, vous apprenez à tirer parti des capacités de personnalisation (presque) infinies offertes par le sac.

Il n’existe pas une façon unique d’organiser ce sac, qui va se plier à toutes les situations en partant d’un grand espace vide à une imbrication plus ou moins complexe des séparateurs. Le problème est, comme dans beaucoup de situation, la trop grande variété de choix. Trop de choix, trop de possibilités, tue le choix. Se plaindre de cette modularité reviendrait à se plaindre qu’une voiture offre de trop nombre allures possibles…

De mon point de vue, il y a plus matière à ergoter sur son look, qui plait ou ne plait pas, ou encore son envergure qui peut être plus ou moins massive selon la physionomie de chacun. Mais sur le reste, il s’agit d’un sac très polyvalent qui s’adapte à la vie quotidienne de beaucoup d’entre nous.

Le sac un an après

Après un an d’usage intensif, je dois admettre que le sac est en meilleur état que ce à quoi je m’attendais.

Deux bémols par rapport à ce constat tout de même.

D’abord, j’ai pris un soin tout particulier de ce sac et ai fait attention à ce qu’il ne subissent aucun accroc ou aucun dommage sérieux. Il a été tâché, mais c’est à peu près tout.

Ensuite, malgré le soin apporté, une usure marquée est apparue sur la garniture en bas du dos, usure qui a fait l’objet du SAV évoqué en début d’article.

Après contact avec Peak Design, il s’agit d’un problème connu, qui passe sans problèmes sur la garantie.

Au départ, je croyais qu’il s’agissait du frotement des pièces métalliques que l’on trouve à l’arrière des jeans. Mais en fait, il n’en est rien. C’est simplement le passage du temps, sur une partie très sollicitée et pas suffisamment renforcée.

Mise à part ce dégât, rien n’a bougé ou presque. Les fermetures éclairs sont intactes. Tout juste les attaches touchant le sol ont perdue de leur superbe.

L’ancien sac à gauche, le nouveau à droite

Les pièces de cuir n’ont pas bougé non plus. Seule celle de la poche supérieure a pris une patine sympathique à force d’être utilisée. D’ailleurs, sur le sac de remplacement, ces attaches ne sont plus garnies de cuir, mais seulement noire. D’après l’équipe de designer de Peak Design, cette modification permet de régler des problèmes d’usure.

Ca patine !
Le cuir, c’est quand même la classe !

Les parties en nylon sont intactes également. Celle en nylon renforcé au pied du sac, destinée justement à résister le plus aux abrasions, n’a pas pris une ride.

Nickel !

Les séparateurs laissent tout juste apparaître discrètement une légère usure sur la tranche. Mais leur solidité n’est pas prise en défaut et ils restent bien en place.

A peine usé !

Aucune couture n’a lâché et les bretelles ne souffrent d’aucune faiblesse. Les poches latérales, fortement sollicitées pour le transports de bouteille ou de trépieds auraient pu être distendue. Il n’en est rien non plus.

L’ancien à gauche, le nouveau à droite

En conclusion

Vous dire que je suis très content de ce sac serait un doux euphémisme !

Il m’accompagne tous les jours et me permet d’emporter tout ce dont j’ai besoin pour une journée de travail, une sortie en famille, etc.

Vous dire que je ne suis pas inquiet à propos du problème rencontré serait un pieux mensonge.  Bien que couvert par la garantie (même si c’est particulièrement galère de le faire prendre en charge) ça n’en reste pas moins un point « inquiétant ». Car il est à peu près certain que le souci va se représenter.

Reste à savoir quand, vu que je vais particulièrement surveiller ce point là !

Ça n’enlève rien au fait que le prix en vaut la chandelle et qu’au delà de la hype du moment, le sac reste endurant et résiste sur la durée (quelques éraflures n’entament pas l’intégrité du sac… votre matos est en sécurité !).

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Paris, ville lumière : le test, les notes

Ah Paris !

Par moment on se dit qu’on aimerait bien que certaines choses ou que certaines personnes aient une note comme sur Amazon, ou une appréciation comme sur Ebay.

C’est vrai après tout !

Combien de temps passons nous à rechercher des avis sur un livre, un film, un restaurant, une attraction ?
Même pour les gens. Le premier réflexe de certains n’est-il pas de « Googler » un nouveau ? Combien de RH ou de recruteurs font de même sur Facebook alors que c’est interdit ?

Quoi de plus naturel que de savoir où l’on met les pieds !

Moi, ce qui m’a toujours amusé, c’est si on évaluait les choses de la vie à la manière des Jeux Vidéos et des critères de bases qu’utilisaient les sites tel jeuxvideos.com par la passé.

Ça serait tellement plus simple 🙂

Voyons donc ce que cela donne avec la ville Lumière, capitale de la France : Paris !

Graphismes                                                       12/20

Malgré quelques ajouts, on sent bien que visuellement ça date un peu. Les textures sont quelque peu vieillissantes, défaut particulièrement visible sur la Tour Eiffel, point de passage obligé et sur laquelle les glitch sont nombreux.

L’esthétique « néo-rétro » est surprenante au début puis fini par lasser. On notera certaines tentatives maladroites de casser l’uniformité apparente par des construction « exotiques » comme la pyramide du Louvre ou le quai Branly. On sent le brainstorming créatif qui a mal tourné…

S’il n’y a rien à dire sur certains éléments d’ornements tels que des statues dorées, colonnades ou rues pavées du plus bel effet, on ne peut pas dire que le même soin ait été apporté pour le design de l’eau et de la rivière centrale, la Seine, dont on cherche encore la couleur bleue, remplacé on ne sait trop pourquoi par un espèce de vert-de-gris digne d’une soirée de gastro (la maladie, pas le restaurant…).

Notons enfin que si le centre la map a fait l’objet de beaucoup d’attention (sans que cela soit parfait), il faut noter que plus l’on s’éloigne et s’excentre, moins l’aspect visuel est recherché. Les bâtiments sont juxtaposés sans goût et on sent clairement que le tout a été bâclé.

Jouabilité                                                          10/20

La map est relativement grande (comparée à celle de SimCity 5) et sans assistance, vous serez vite perdu !

Hélas, aucune mini-map ne vous sera offerte et seuls quelques plans disséminés aléatoirement dans les rues, aux carrefours ou aux stations de métro (sorte de transport rapide mais pendant lesquels il est impossible de skiper le temps de chargement) vous permettront de vous repérer.

A cela s’ajout deux contraintes un peu pénible à la longue qui ruineront quelque peu votre expérience de jeu : l’accès à la plupart des POI est payant ce qui requiert plusieurs séances de farming d’Euros*. Par ailleurs, payant ou pas, votre stuff sera systématiquement fouillé, dispositif mis en place par les développeurs pour éviter les comportements malveillants qui nuierait à l’expérience de jeu.
On comprend la logique mais cela ajoute des temps d’attente dispensables. Si encore les écrans de chargements avaient été jolis…

Un mot de l’IA, globalement assez terne et sans imagination. Les mêmes individus parcourent sans cesse les mêmes trajets, aux mêmes moments, ce qui donne l’impression qu’on a rempli l’espace autant qu’on pouvait mais avec de vulgaires copier/coller.

 

*L’Euro est  la monnaie du jeu. On en obtient via un concept qu’on appelle « travail » ou par micro-transactions appelées « Loto » ou « Jeux à gratter ».

Durée de vie                                                     16/20

Comptez une bonne demi-heure pour un simple transit Gare de Lyon – Gare du Nord.

En dehors de ce speedrun, la durée de vie est potentiellement infinie. Même si vous ne choisissez pas d’établir votre pierre de foyer sur place, un simple ticket de métro à 1€90 vous offrira des heures et des heures de déambulations à Châtelet par exemple, où il est possible de se perdre en un clin d’œil, surtout en cas de maintenance.

Comptez tout de même de nombreuses heures pour venir à bout de la quête principale, détaillée dans n’importe quelle soluce officielle de type Guide Michelin ou Lonely Planet.

Ajoutez les adresses secondaires et les lieux pittoresques, et vous aurez là une durée de vie plus que conséquente, pour laquelle il faudra toutefois s’accommoder des défauts décrits ici-même.

Bande son                                                         6/20

Globalement, l’ambiance sonore est assez mauvaise. Les environnements sont bruyants : véhicules, sirènes, hurlements de la foule des PNJ… On a vite mal à la tête.

En de (trop) rares occasions une petite musique d’ambiance se fera entendre au gré de vos voyages en ascenseurs ou lors de vos pauses restaurations.

Mais on sent out de même qu’un effort a été produit à travers la tentative désespérée d’apporter une touche musicale originale pendant les temps de trajets.
Il est toutefois incongru d’avoir intégré des sortes de concerts discordants de violonistes, orchestres improvisés ou saxophonistes à playbac dans… le métro…

A part vous faire éventuellement gagner quelques points de réputation si vous leur accordez une obole de quelques piécettes, ces désagréments musicaux ne seront qu’une invitation à passer le temps autrement le temps que vous arriviez à votre point de destination.

Ne parlons pas du doublage, faisant la part belle à une version française accentuée à l’outrance, à la limite du compréhensible, particulièrement pour les tenanciers de tavernes et autres brasseries.

Scénario                                                          11/20

Le parti pris est ici quelque peu surprenant. A mi-chemin entre sandbox et RPG, vos déambulations sont tout à fait libres et (presque) sans contraintes, mais vous devrez composer avec des événements scriptés tels des manifestations ou autres catastrophes.
Votre progression sur les Champs-Elysées sera par exemple fortement ralentie si vous décidez de vous y rendre le 14 juillet… #nospoil

La narration est également contrainte via des artifices assez grossiers, telles que des zones inaccessibles ou dont l’ouverture n’est permise qu’à des moments précis. Ratez le coche, et vous manquerez peut-être une part importante de l’expérience de jeu.

En dehors de l’aspect exploration et découverte de la carte, la trame est relativement pauvre et passées les premiers niveaux, vous serez vite lassé. Dommage, il y avait du potentiel.

 

Note globale                                                   11/20

L’expérience est trop inégale pour qu’on puisse prendre un réel plaisir à passer énormément de temps dans ces lieux, certes très beaux pour certains, mais dont l’intérêt autre que visuel est vite désuet.

L’ambiance sonore à vite raison de notre concentration et fait perdre énormément de charme à un univers dont on sent que les développeurs ont pourtant mis du temps et un certain soin à concevoir sur la longueur.

Le système de déplacement rapide est une bonne idée mais sa mise en oeuvre complexe ne facilite pas l’expérience de jeu.

On attend avec impatience l’arrivée du patch « Grand Paris » qui devrait améliorer les graphismes, simplifier le système de transport et redonner un peu d’intérêt aux zones périphériques.