iPad Mini

Switch d’un iPad Mini vers un iPad 2018 (6e génération)

Temps de lecture estimé : 12 minutes

Apple User depuis une grosse dizaine d’année, je n’ai cédé aux sirènes de l’iPad qu’en 2012, à l’annonce de l’iPad Mini.

Après plus de 5 ans de bons et loyaux services, et beaucoup d’hésitations, j’ai finalement remplacé ce petit compagnon par le tout dernier modèle d’iPad sorti fin mars.

Ne parvenant pas à trouver sur le net des cas pratiques de switch d’un iPad Mini vers un iPad grand format, je couche ici le fruit de mes réflexions, qui ont conduit à ce grand remplacement 🙂

Le choix d’un iPad Mini

Compact, relativement abordable en comparaison des gros modèles de l’époque, l’iPad Mini premier du nom était le complément parfait de mon équipement de l’époque, composé d’un Macbook Air (2012) et d’un iPhone 4.

Destiné principalement à la lecture (en remplacement d’un Kindle), son gabarit en faisait un compagnon de route idéal pour les trajets en transports en commun. Son écran couleur et iOS le rendait par ailleurs plus polyvalent qu’une liseuse e-ink, de type Kindle (que j’avais déjà utilisé par le passé) : lectures de bandes dessinées, bureautique légère, jeux, etc… A une époque où l’on démultiplie les appareils électroménagers, n’avoir qu’un seul Device pour ces différents usages représente un confort non négligeable.

D’aucun rétorqueront justement qu’à contrario d’une liseuse classique, la lecture sur tablette (pas seulement Apple) est perturbée par toutes les notifications et autres distractions offertes par un appareil connecté. C’est effectivement le cas… si on ne fait pas attention à ses réglages !

Mais ce n’est pas l’objet ici, et je me fendrais d’un petit tuto sur le sujet plus tard.

L’ergonomie générale de l’appareil et de son application de lecture native (iBooks) me convenait tout à fait. Si on ajoute à cela le fait qu’il est possible d’installer d’autres applications de lecture (Kindle, Kobo, etc…) si l’on est client de ces plateformes, on atteint d’un niveau de service (côté lecture) proche du nirvana.

iBooks est perfectible (quoique s’étant déjà bonifié avec le temps) mais elle permet de faire l’essentiel : lire, tout en ayant un bout de bibliothèque sous la main.

La bibliothèque : parlons-en ! Comme de nombreux lecteurs de l’ère du numérique, j’utilise le logiciel Calibre pour la gestion de mes ebooks, que je dépose ensuite dans mes appareils selon mes besoins. Une fois la lecture terminée, je les supprime et sauvegarde mes notes ailleurs (si j’en ai pris).
La façon dont sont organisés les fichiers sur l’appareil m’importe peu au final, du moment que je m’y retrouve dans le petit volume que je trimbale avec moi.
iBooks fait très bien le job de ce côté-là.

Il y a l’aspect synchronisation entre appareil Apple qui est très efficace et que j’utilise ponctuellement, mais très franchement, en dehors de quelques PDF sur ordinateur et une lecture de dépannage sur iPhone, cela reste d’un usage assez marginal de mon côté.

Et là, c’est le drame

Tout allait donc pour le mieux avec mon petit iPad, qui m’a accompagné dans mes lectures pendant ces dernières années. Et puis le temps a fait son oeuvre. Pas le temps matériel : le temps logiciel…
Frais et pimpant au début, les choses se sont gâtées avec iOS 8 et ne se sont malheureusement pas améliorée avec iOS 9, dernier OS supporté.

Ayant l’habitude de faire durer mon matériel aussi longtemps que possible, en y apportant le plus grand soin, mes appareils Apple durent environ 3 ou 4 ans, voire même plus pour certains ordinateurs.
En règle générale, je ne remplace un appareil qu’en cas d’absolue nécessité : irremplaçable ou clairement inutilisable.
Je n’irai pas jusqu’à dire que l’envie ne prend jamais le pas sur l’envie, mais il faut dans ce cas-là que quelque chose suscite l’envie tout en l’associant à un besoin (nouveau ou pas).

A la sortie de l’iPad Mini 2, rien ne justifiait un remplacement. Pas plus à la sortie du 3. Le passage à un écran rétina ne constituait pas un argument suffisant pour changer.

Les choses auraient pu changer pour le 4 avec l’intégration d’un écran « laminé » et « anti-reflet ». Ces deux technologies hissaient la tablette à un tout autre niveau de confort, surtout pour la lecture, qui devenait ainsi bien plus plaisante en plein soleil ou en environnement lumineux.
Mais la politique tarifaire de la pomme était pour le moins dissuasive et les autres modèles de la gamme n’avaient rien de sexy, tant du point de vue des technologies embarquées que sur prix.

Et puis, « en vrai », comme disent les enfants, on lit rarement en plein soleil. Que ce soit sur écran ou sur papier. Sauf à s’arracher les yeux. A moins donc d’y être contraint, on privilégie en général le confort réconfortant d’un point d’ombre. L’argument de l’anti-reflet ne prend donc tout son sens que si des néons disgracieux vous écrase de leurs lueurs criardes. Mais même dans ce cas l’utilisation de son iPad reste largement possible. L’anti-reflet ne fait qu’estomper les effets des reflets. Rien de miraculeux en somme.

Me voici donc avec mon fidèle iPad Mini, bloqué sur un iOS 9 vieillissant quoique toujours robuste et permettant globalement d’utiliser à plein les fonctionnalités de l’écosystème Apple : AirDrop, AirPlay, Handoff, etc.

Mais quoique dédié principalement à la lecture, l’absence de compatibilité de certaines applications installées au fil du temps, rende son déclin inéluctable.
Pour ne parler que de la lecture avec iBooks, qui, malgré ses défauts, reste mon application de lecture principale, les lenteurs constatées depuis le passage à iOS 9 ne faisaient qu’empirer et rendait son usage au quotidien de plus en plus pénible. D’autant plus quand on lit plusieurs ouvrages chaque semaine…

La recherche d’un remplaçant

Loin de se laisser abattre, J.F.K. a dit un jour « Le meilleur temps pour réparer sa toiture, c’est quand le soleil brille ». C’est à dire qu’il ne faut pas attendre le dernier moment pour s’occuper de sujets qui, s’ils sont négligés, deviennent un problème. Lorsque sa voiture tombe en panne, il est un peu tard pour réaliser une révision.

C’est la même chose pour un appareil, quel qu’il soit. Quand on a l’intention de continuer a utiliser un appareil que l’on devra remplacer une fois l’exemplaire que l’on possède tombé en panne, il est de bon ton de savoir a peu près à l’avance par quoi on va pouvoir le remplacer.

Cela permet de s’interroger sur ses besoins, d’en mesurer la pertinence et s’ils ont évoluer. Cela permet surtout de garder un œil sur le marché, et de connaître les dernières innovations, les dernières tendances, etc.
Attention : se documenter, regarder ce qui se fait, peut si l’on n’y prend pas garde porter à des achats compulsifs. Mais je m’égare…

Jusqu’à ce début d’année, je ne pensais pas particulièrement à ce qui pourrait venir remplacer mon iPad Mini. C’est à l’occasion d’un vrai plantage, dont j’ignore encore aujourd’hui la cause, que je suis fait la réflexion qu’il serait sans doute temps de regarder un peu plus attentivement ce qu’Apple avait à proposer.

Car oui, je n’envisageai aucunement de passer à la concurrence. J’éprouve une véritable aversion pour Android et les hybrides basés sur Windows 10 ne me convainquent pas du tout.

Restent les iPad : pro, classique ou mini.

Benchmark et décision

En définitive, la comparaison et le choix furent vite fait.

Je regardais depuis environ un mois et demi par quoi remplacer l’iPad Mini. Trois options donc : continuer sur l’iPad Mini 4, basculer sur le modèle d’iPad intermédiaire ou un iPad Pro.

Manipulant de temps en temps un iPad Pro 12″9 dans le cadre de mon travail, j’ai eu l’opportunité d’en peser le pour et le contre. Peser : le temps est juste. Ce modèle est rédhibitoire de par son poids et son encombrement. Certes, il permet de faire des choses splendides d’un point de vue graphique, mais, même avec mon activité de photographe, je ne me voyait pas utiliser ce modèle de manière quotidienne. Encore moins pour la lecture.
Exit donc le modèle le plus cher de la gamme. C’est déjà le banquier qui va être content.

Continuer sur un iPad Mini ?

Paris risqué du point de vue de la pérennité du modèle. Clairement, on ne voit pas bien pourquoi Apple le conserve au catalogue, surtout depuis l’introduction du modèle 2018.
Processeur vieillissant, peu de mises à jour matérielles concrètes. Le tout assaisonné par une politique tarifaire dissuasive… Franchement, plutôt que de le faire mourir à petit feu, autant l’éjecter du catalogue, sauf s’il rapporte encore quelques cacahuètes à Apple…
Rester sur un iPad Mini, c’est prendre le risque de se retrouver dans la même situation qu’avec mon device : c’est à dire avec un OS « limite » au-delà duquel il ne sera plus possible d’effectuer une mise à jour. Gérable lorsqu’il s’agit de fonctionnalité supplémentaire. Délicat dès lors que l’on parle d’éventuelles failles de sécurité.
Exit donc l’iPad Mini, ce qui conforte quelque part ici la stratégie d’Apple.

Restent donc l’iPad Pro 10″5 et l’iPad classique, héritier de l’iPad Air.

Au moment où je commence à regarder, l’iPad 2018 n’est pas encore sorti. L’arbitrage porte donc sur le modèle 2017, qui n’a pas forcément que de bonnes critiques. Comme il n’y a pas d’urgence, et qu’un achat n’est pas encore à l’ordre du jour, je regarde ça d’assez loin, en pensant que la gamme a encore le temps d’évoluer.

C’est finalement la sortie (inattendue pour moi) du modèle 2018 qui a provoqué la décision d’achat qui a finalement été très rapide. Présenté le 27 mars, j’étais en Apple Store le 30.

Je n’y ai prêté aucune attention le jour de sa sortie, puis, au détour d’un article consulté le lendemain, je me suis plongé dans sa fiche technique.

Au final, j’ai été alléché par

  • les entrailles de la bête (et son processeur qui lui assure plusieurs années de mises à jour)
  • son poids contenu (quoique plus conséquent que mon Mini)
  • sa compatibilité avec l’Apple Pencil (quoique son achat ne soit pas du tout à l’ordre du jour)
  • et puis son tarif, je me suis laissé quelques jours pour finaliser ma décision. Ce dernier critère à définitivement enterré l’option d’un iPad Pro, bien au-delà de mon budget, et dont les caractéristiques spécifiques ne correspondent de toute manière pas à mon usage.

Ajoutons à cela la possibilité de se faire reprendre son ancien appareil pour diminuer la facture et la chose était faite !

A l’usage

Il ne s’agit pas ici de faire un « test » ou une « review » de ce nouvel iPad. Les retours de premiers jours ont été nombreux même si leur pertinence est toute relative car que dire en quelques heures de manipulations à part des poncifs superficiels ?
Ce type d’outil se testent dans la durée et se doit d’être illustré par des cas d’usages concrets.

Disposé à faire un compromis sur le poids (170 grammes de plus ne sont pas négligeables quand on porte un objet de manière prolongée) je ne suis absolument pas déçu par mon choix et mon achat !

Le form factor est éprouvé et le passage à un écran de 9″7 contre 7″9 auparavant se fait très bien. La hausse de poids (qui serait plus contenue avec un iPad Pro 10″5) est supportable. Même l’épaisseur un peu plus conséquente que sur un Pro garantie une bonne prise en main et un maintien confortable lors de longue sessions l’appareil en main.
Quoique que cela ne m’a pas poussé à passer sur iPad Mini 2 (et suivant), il faut reconnaître que l’écran rétina est d’un confort exceptionnel, surtout pour la lecture. On ne s’en rend compte qu’à l’usage, ce qui explique pourquoi la seule lecture de la fiche technique ne provoque finalement pas une si grande émotion que ça.

L’autonomie est excellente également, principalement car je consomme pour le moment de manière modérée les applications gourmandes en ressources. Mais en utilisation intensive pour de la lecture et du Swift Playgrounds, je ne le recharge qu’une seule fois par semaine.

Switch ? (à Saint-Tropez)

Si comme moi, vous avez un iPad Mini, quelle que soit sa génération, et que vous envisagez de changer, je ne peux que vous recommander le tout dernier iPad de 2018.

Au-delà du discours marketing d’Apple, nous sommes en présence d’un très bon outil qui fera des merveilles, et pas seulement en tant que liseuse de luxe.

Ses qualités sont indéniables et ses quelques défauts, qui se résument surtout aux fonctionnalités qu’il n’a pas au profit de la gamme pro, ne suffisent pas à le disqualifier pour en faire une machine efficace et un vrai iPad.

Son prix enfin est à lui seul un argument de poids : à ce tarif là, dans ce segment de gamme, il n’y aura pas de meilleur rapport qualité-prix !

Foncez 😉

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