Fake News de Michèle Cotta et Robert Namias : Real disaster

Fake news

A force que cela nous soit rabâché toute la journée dans les journaux, à la télévision ou sur n’importe quel site d’information un peu sérieux, il fallait bien que cela arrive.

Popularisé par le chevelu et autobronzé Président des Etats-Unis, en la personne de Donald Trump, le concept de « Fake News » a désormais droit à un roman.

Et pas n’importe lequel et ce à double titre. D’une part, c’est un roman français. Oui, avec un titre anglais. Savoureux n’est-ce pas alors que l’on vitupère à longueur d’année sur la défense de la langue française et de la francophonie. Même les américains n’ont pas publié de roman avec un tel titre…

D’autre part, le roman n’est pas l’œuvre d’un écrivain de métier. Ce n’est pas le dernier Musso ou Levy, mais bien le fruit du travail de deux journalistes, certes sur le retour, mais des journalistes quand même qui ont connus leurs heures de gloires au XXe siècle.

Bad news

Autant le dire tout de suite, c’est mauvais ! Et là aussi, à double titre.

Tout d’abord, quoique l’on puisse comprendre la fascination de certaines personnes pour le parcours et l’ascension fulgurante de notre Président de la République actuel, Emmanuel Macron, le fait est que ce même parcours reste un mystère et un objet de fantasme pour bon nombre d’observateurs de la vie politique française, ce d’autant qu’ils en sont observateurs depuis longtemps. Ce qui s’est passé en 2017 échappe à de nombreux analyste, spécialistes et autres politologues qui cherche depuis lors, tant bien que mal à retrouver des repères. Après le « Tuer Jupiter » de François Médéline qui phosphorait déjà sur le sujet (et dont l’intrigue de ce roman s’est très largement inspiré des grandes lignes), nous voici donc avec une nouvelle œuvre de fiction mettant en scène un très jeune président nouvellement et très largement élu, marié à une femme plus âgée, et qui bouscule le microcosme politique français.

Au-delà de l’absence cruelle d’imagination, qui masque mal la fascination pathologique pour cette situation politique inédite, on discerne une certaine quête de sens où les auteurs tentent d’exprimer leurs doutes et leurs interrogations que seul un exercice fictionnel leur permet d’exorciser. Bien que certains articles journalistiques soit moins factuels que conjecturels, il serait impensable de trouver de telles envolées imaginaires dans les colonnes du Figaro ou des Echos.

Ensuite, s’il n’est pas original sur le fond, sentiment renforcé par une intrigue cousue de fils blancs, le roman est assez faible sur la forme. Le twist qui permet de débloquer l’intrigue est confondant de nullité. Un collégien de 5e, ayant vu un ou deux épisodes d’une série policière lambda n’aurait pas commis les mêmes erreurs d’écriture sur les deux commissaires principaux qui passent ici, ainsi que l’ensemble des forces de police pour des branquignoles qui feraient passer les sous-doués pour des polytechniciens.

Sad news

Mais le véritable reproche dont l’ouvrage se rend coupable (et par là je veux dire ses auteurs) c’est de ne servir que de prétexte à une diatribe réactionnaire (pour ne pas dire de « vieux cons ») qui joue une partition millénaire à base de « c’était mieux avant » et de « on ne sait où l’on va dans ce monde pourri ».

A les lire, plus personnes dans le personnel politique actuel, qu’il soit purement politique ou journalistique, n’est suffisamment compétent pour être à la hauteur des enjeux. Tous les personnages y sont décrits comme de parfaits amateurs quand ce ne sont pas carrément des incompétents notoires.

Il est donc triste de découvrir de tels objets livresques en 2019 (certes écrits en 2018, mais ça ne change pas grand-chose).

Triste d’abord parce que cela signe la défaite de l’imagination. Chaque fiction prend appui plus ou moins ouvertement et directement sur des faits ou des situations réelles. Et c’est tout à fait normal. Mais l’écueil, quand on base un peu trop son récit sur des faits réels, c’est que la fiction sonne creux et que l’on ne puisse plus se détacher du contexte. C’est d’ailleurs l’un des principaux problèmes de « L’été des quatre rois » de Camille Pascal qui brode plus qu’il ne raconte une histoire autant des faits historiques avérés de l’été 1830.

Triste parce que bien que leur « heure de gloire » soit passée, Robert Namias et Michèle Cotta ont été des journalistes sérieux et qu’ils n’avaient à mon sens pas la nécessité de se fendre d’un pamphlet travesti en fiction pour regonfler leur notoriété bien naturellement déclinante.

Je ne m’attarde pas sur le style sans âme, digne d’un cours d’écriture standard, d’une banalité confondante qui, s’il n’excelle évidemment pas, ne dessert pas plus le propos, lui-même sans épaisseur.

Fake book

Ne se dégage de la lecture en définitive qu’un sentiment d’aigreur. Et l’on comprend hélas, à l’issu de la dernière ligne que le titre n’a qu’une vocation racoleuse au lieu de chercher, même d’une façon modeste, à éclaircir le phénomène, réel, quoique très difficilement mesurable de ces fameuses fausses nouvelles, dont le concept n’est pas nouveau puisqu’il est défini par la loi depuis le XIXe siècle !

Un livre qui a pu trouver le chemin des rotatives grâce à la notoriété de ses auteurs plus qu’à leurs talents d’auteurs. Une source de regrets pour tous ceux qui ont produits des pépites dont les éditeurs ne veulent hélas pas !

La vengeance du loup de PPDA : fade et paresseux

La vengeance du loup

Madame, Monsieur, Bonsoir !

On connait tous la passion de Patrick Poivre d’Arvor pour le plagiat l’écriture. Aux commandes de l’émission littéraire « Vol de nuit » pendant de très longues années, celui qui fut pendant longtemps le journaliste le plus regardé de France, vit désormais au rythme des rentrées littéraires et des salons qu’il fréquente pour éviter l’oubli.

Car il n’est écrit que la postérité retienne du personnage ses talents d’auteur autant que sa voix (in)imitable, popularisée par les Guignols à la grande époque.

Ainsi donc, « PPDA » commet en ce début d’année un nouveau roman, « La vengeance du loup« , publié opportunément à l’occasion de la « Rentrée littéraire d’hiver ».

Qui a eu cette idée folle ?

Je ne sais plus si j’ai eu l’occasion de dire tout le mal que je pensais de ce concept malsain de « Rentrée littéraire », un dispositif qui pouvait s’entendre à la fin de l’été quand il coïncide avec la rentrée scolaire mais qui devient tout de suite beaucoup plus nocif quand on cherche à le démultiplier à outrance sur le reste de l’année pour créer l’évènement et espérer faire gonfler les ventes.

D’une part, la Rentrée littéraire « canal historique » est devenu une vaste foire à bestiaux, où chaque éditeur joue à celui qui aura la plus grosse en concourant au prix de celui qui publiera le plus, le plus de premiers romans, etc. En résulte aujourd’hui une cacophonie ahurissante, ou, si choix il y a effectivement, ce choix devient cauchemardesque pour les libraires et les lecteurs qui ne savent plus à quel saint se vouer, leur portefeuille en cette période de l’année n’étant pas des plus épais comptes tenus des dépenses réalisées. Comment voulez-vous mettre en avant quoique ce soit quand vous avez plusieurs centaines de titres publiés simultanément ? N’en découle que des ventes de plus en plus faibles et un évènement qui ne parvient même pas à faire émerger les talents, tous noyés qu’ils sont au milieu de ce fatras indigeste écrasé par les mammouths indéboulonnables que peuvent être les Nothomb et autres sociétaires de cette rentrée.

D’autre part, a force de démultiplier ces « rentrées », le monde de l’édition, qui ne manque pourtant pas de manuscrit à publier semble courir après le taux de remplissage des rayonnages des librairies, et préfèrent parfois publier des choses médiocres pour s’en débarrasser et faire du chiffre tout en espérant que cela passe inaperçu, chose facile puisque, comme je le disais, beaucoup trop de titre publiés en même temps sont la garantie d’en laisser passer beaucoup.

Bref. La rentrée littéraire est un concept qui au bas mot me laisse froid, mais qui en réalité m’exaspère et me révolte un peu plus chaque année. Elle est le fossoyeur de l’édition et sert d’alibi à des gens aveuglés par le marketing au détriment d’une véritable politique éditoriale cohérente et donc rentable.

Mais assez divergé ! Revenons-en à notre Poivre.

Un plat qui se mange froid…

Bon, on ne va pas tortiller : c’est fadasse.

Si Rastignac est souvent évoqué, on est très loin du talent d’un Balzac, quand bien même il faut avouer que c’est relativement chiant.

Là, si l’histoire globale est intéressante, son déroulé est terriblement alambiqué et près des deux tiers du livre servent de mise en situation. Cela aurait été tellement plus plaisant si tout ce contexte, d’une part avait été resserré, mais surtout distillé plus finement au cours du récit.

Un récit dont au final on n’est que spectateur. Ce roman s’apparente à un train circulant dans les plaines de Normandie. Tels des ruminants impavides, on se contente de le regarder passer, sans émotion ni attente particulière.

Si l’on se laisse porter par le récit, on n’éprouve à aucun moment empathie à affection pour les personnages que l’on se contente de regarder faire des choses, et encore, assez sommairement tellement les actions sont traitées sous formes d’ellipses grossières. On a le sentiment de survoler l’intrigue sans jamais y être impliqué.

Cela rend au final la lecture ennuyeuse et le roman oubliable. Enfin, il ne faudra tout de même pas trop être amnésique puisqu’une suite est à attendre, ce qui se sent rapidement puisque, quoique épais, l’intrigue n’avance pas suffisamment d’une page à l’autre pour que l’on devine assez rapidement qu’on est en présence d’un premier tome. Dommage, car il y avait matière à ne faire qu’un seul opus.

Alors certes, plusieurs passages sont plutôt bien écrits et assez fluide. L’expérience de l’auteur du monde des médias et de la politique confère une certaines saveurs à ces mêmes passages, mais ils surnagent d’effroyables passages à vide artificiellement ponctués de mini-cliffhanger grossiers, poussifs et maladivement rébarbatifs.

Oui… mais non

Au-delà du récit, ce que l’on retient c’est une fois encore, comme c’est régulièrement le cas dans les ouvrages du moment, qu’il s’agisse de la Psychologie de la Connerie de Jean-François Marmion ou de Fake News de Robert Namias et Michèle Cotta, la rengaine un peu réactionnaire du « c’était mieux avant » et « nous vivons dans une époque complètement folle ». Une époque que certains « ancien » semble avoir du mal à comprendre ou à s’approprier. L’époque n’est certes pas parfaite, mais elle est justement le fruit de ce qui l’a précédé et rien ne sert de déplorer les choses qui ne semblent pas aller droit quand on a soi-même contribué à ce qu’elles aillent de travers.

Au final, il n’aura manqué qu’un peu plus d’épaisseur aux personnages, une narration un peu moins superficielle et paresseuse pour que l’on trouve, sinon un grand roman, du moins un ouvrage véritablement digne d’intérêt.

Belle-Amie de Harold Cobert : Chef-d’œuvre en vue !

Belle amie

Une suite à « Bel-Ami » ! Sérieux ?

Le pitch de « Belle-amie » sonne comme une blague. Le genre de sujet de rédaction de collège, version Nième réforme, en mode « Dans le style de Guy de Maupassant, écrivez la suite de « Bel-Ami » dans le style de l’auteur ». Comme si le simple fait d’écrire « comme » un auteur renommé suffisait à appréhender convenablement le style en question ou à produire un chef d’œuvre. Imiter n’est pas un passeport pour le talent.

Et c’est là toute la force de ce livre qui ne tombe pas dans ce piège.

Avec « Belle-Amie », Harold Cobert signe donc un roman prenant la suite directe du « Bel-Ami » de Guy de Maupassant. On retrouve ainsi George Duroy, laissé sur les marches de la Madeleine à la fin du premier opus, en pleine campagne électorale pour se faire élire à la chambre des députés, comme il se l’était promis.

Il va de soi que si l’œuvre originale vous est étrangère, inutile de vous ruer sur ce « Belle-Amie ». Et ne pensez pas vous rattraper en visionnant l’une de ses adaptations filmiques. D’une part parce qu’en de très rare exception, une adaptation, même si elle peut donner un objet cinématographique ou télévisuel visuellement somptueux, trahit toujours l’œuvre originelle et prend obligatoirement des libertés plus ou moins dérangeantes. D’autre part, si l’esprit de l’œuvre et une partie de son texte peut se retrouver principalement à travers les dialogues, la mélodie du texte et la beauté de la langue utilisée vous échappera.

Tout ça pour dire qu’il faut lire, ou relire, « Bel-Ami » avant de s’engouffrer dans la lecture de « Belle-Amie » avec avidité pour en savourer tout le suc. D’abord parce que si vous n’avez jamais lu « Bel-Ami », qui reste un classique, ça manque à votre culture et puis ensuite parce que cela vous glissera dans de véritables pantoufles pour apprécier tout le brio avec lequel l’auteur de « Belle-Amie » a su saisir la plume de Maupassant pour se l’approprier pour nous livrer une suite talentueuse, empreinte de respect pour le récit initial sans tomber dans une caricature qui aurait pu virer au grotesque.

Quel talent !

Si Harold Cobert emprunte l’esprit et la lettre de Maupassant, ce n’est pas pour violer son cadavre, comme peuvent le faire hélas de nombreux chanteurs français qui, à défaut de talent squatte celui des autres, mais bien pour proposer un propos construit servant une intrigue profonde et solide.

Le tout est narré dans une langue soignée, dans la veine du niveau de langue en cours à l’époque de l’écriture de « Bel-Ami », c’est-à-dire soutenu et élégant sans être alambiqué. Tout juste l’auteur se permet-il quelques coquetteries pour donner un tour légèrement plus moderne à certaines formulations, mais tout cela est d’une subtilité telle que cela passe avec finesse.

Sauf à redécouvrir un testament littéraire perdu de Maupassant, nous ne saurons jamais s’il avait l’intention d’écrire une suite et, le cas échéant, ce qu’elle nous aurait raconté. Sur le plan de la forme en revanche, si l’on ignore l’identité véritable de « Belle-Amie », c’est à s’y méprendre et il est parfaitement possible de s’imaginer être en présence d’une véritable œuvre de Maupassant.

Mais au-delà de la forme, dont j’estime comme je viens de l’écrire que l’exercice est (très) réussi, l’ouvrage s’apprécie également sur le fond et sur l’intrigue qu’il nous propose.

Et là encore, il vise juste !

La boucle est bouclée

« Belle-Amie » est un récit qui permet de boucler l’histoire du héros de Maupassant, mais c’est surtout l’illustration parfaite et machiavélique de vieux adages tels que « on récolte ce que l’on sème » ou « l’arroseur arrosé ».

En effet, tous les travers et toutes les « perfidies » auxquelles s’est livré George Duroy dans le premier opus se retournent invariablement contre lui dans une implacable ironie du sort. Un sort bien mérité pour certains lecteurs, ulcérés par l’attitude délétère de cet arriviste éhonté.

Et pourtant, quoique détestable, on finit par s’attacher au bonhomme et la fin de « Bel-Ami » nous laisse sur notre faim et l’on se demande : « jusqu’où ira-t-il ? ». A cela, Harold Cobert apporte une réponse à travers une variation ciselée qui exploite intelligemment tous les ressorts narratifs du premier opus, en bouclant au passage les arcs narratifs de beaucoup de personnages rencontrés lors de la lecture, mais qui les complètes à travers un contexte historique documenté qui fait pleinement part de l’intrigue et pas seulement de décorum.

« Belle-Amie » est donc une excellente opportunité de s’intéresser à cette fameuse affaire du canal de Panama qui sert de toile de fond et retranscrit fidèlement, mais tout en finesse, le contexte politique de l’époque. Bref, on s’y croirait.

Une suite dans l’air du temps

Mais « Belle-Amie » est finalement et avant tout une histoire de femmes. Toutes ces femmes rencontrées par Duroy et qui ont jalonné – et permis – son ascension sociale vont sceller sa chute inéluctable. Tirant parti des faiblesses et travers de George Duroy, l’une d’entre elle, dont l’identité ne nous est révélée qu’à l’approche de la fin de l’ouvrage, parviens à le compromettre. Pour ajouter à l’indignité de sa disgrâce, elle associe à sa manipulation son épouse et l’une de ses anciennes maîtresses dans un climax jouissif qui laisse notre héros nu (au sens propre) et à la merci d’une vengeance planifiée de longue date que ces dames savourent froide et à pleines dents.

Notre bon George Duroy termine le roman comme il avait commencé le premier : seul et sans le sou. Mais là où il avait au moins le bénéfice de la liberté et de l’anonymat, le voici désormais puni par le sort, frappé d’indignité aux yeux de tous (et de tout le pays) et surtout… en détention !

Emporté par son ambition insatiable et ses vices, la plupart des lecteurs trouvera que le retour de bâton est mérité et à la hauteur de l’antipathie que peut provoquer cet anti-héros rattrapé par ses propres pêchés.

« Belle-Amie » est au final un titre à lire absolument qui fera date dans la production littéraire française. Le style et l’intrigue sont maîtrisées et il est bien difficile de reposer l’ouvrage tant on attend avec impatience de voir comment les choses vont se solder.

A lire sans modération !

Récap’ de mes lectures de décembre 2018

Les vertus de l’échec

Les vertus de l'échec

Longtemps objet de mépris et marqueur sociétal d’exclusion, l’échec n’aura jamais aussi souvent été porté au pinacle des qualités dont il faut disposer pour, paradoxalement, réussir sa vie et réussir en société.

A tel point que ne pas échouer (oui, on dit aussi « réussir ») est désormais considéré comme quelque chose de louche, de politiquement incorrect, voire d’insolent (cf. une réussite insolente…)

Et pourtant, si l’échec n’est pas une tare, il y a tout de même un pas à franchir pour considérer que de non honteux, celui-ci puisse devenir un objet de fierté, voire un objectif à atteindre.

S’il est un fait établi que l’échec est un point de passage obligé dans toute entreprise humaine, il est établi également que ces échecs (inévitables donc) doivent être considérés comme des opportunités d’apprendre, de s’améliorer (en se corrigeant) et, par voie de conséquence de bâtir la route du succès.

L’approche de l’auteur, et de toute la littérature florissante sur le sujet, s’inscrit donc dans cette dynamique : accueillez l’échec à bras ouvert, ne vous lamentez pas et surtout, repartez à l’assaut !

Mais au delà de cette approche qui tente de dédramatiser sérieusement le sujet, le message délivré n’invite pas seulement à embrasser l’échec quand il se présente, mais presque à le provoquer. « Fail often, fail fast » est le mantra que certains entrepreneurs prônent pour justement, paradoxalement, accélérer l’arrivée du succès.

Ce qui me semble « dangereux », c’est le glissement de l’acceptation de l’échec à celui de la recherche de ce dernier. L’échec est inévitable donc autant y aller à fond.

Certes. Mais de mon point de vue, à être trop radical, on ne cherchera plus à donner le meilleur de soi et transformer la réussite en accident.

Si je rejoins le message de fond de l’ouvrage, je ne serais en revanche pas aussi absolu dans sa mise en oeuvre. Une lecture utile, mais à prendre avec un peu de recul.

Bel Ami

Bel ami

Une lecture de mise en situation pour le titre qui suit, mais qui me conforte dans l’idée qu’il est bien et bon de revenir périodiquement sur certains classiques (sauf les Confessions de Rousseau mais c’est une autre affaire).

A lire (ou relire) pour ceux qui en aurait gardé un souvenir amer de leurs études !

Belle-Amie (Critique)

Belle-amie

Sans conteste mon plus grand coup de cœur de 2018 (même si le livre ne sort qu’en 2019 !).

Une véritable prouesse d’écriture et un petit bijou. Je vous renvoie à ma critique pour le détail sinon je pourrais en reparler ici sans fin !

Les suppliciées du Rhône (Critique)

Les suppliciées du Rhône

Un roman très plaisant qui nous plonge à la fois dans le Lyon de la fin du XIXe siècle et aux origines de la médecine légale incarnée par le renommé professeur Lacassagne et ses élèves.

Les rôles féminins sont la colonne vertébrale de ce roman policier, à la trame finalement classique, et constituent selon moi la vraie force du récit.

Un très bon premier roman à la lecture facile et plaisante.

Fake News (Critique)

Fake News

« La vieillesse est un naufrage ». C’est la conclusion à laquelle j’arrive un peu plus chaque fois que je repense aux auteurs de ce pamphlet déguisé en roman.

Peu inspiré et peu inspirant, je ne vais pas m’étendre d’avantage que ce que j’ai déjà pu écrire sur ce livre qui va hélas bien marcher en librairie.

Qu’est-ce qu’un chef ?

qu'est ce qu'un chef

Ce livre fait écho à celui de James Comey et devrait figurer dans les bibliothèques de toute personne en position de diriger quelque chose qui se respecte.

Bienveillant, l’ouvrage de Pierre de Villiers éclaire par un propos précis les qualités et savoir-être qui font de quelqu’un un « chef ». Mis bout à bout, ces « conseils » feront de vous un « bon » chef.

Pas besoin d’être au sommet de la hiérarchie militaire pour trouver dans ce livre de précieux enseignement sur le management et plus largement la nécessité de diriger, décider, trancher, arbitrer et conduire quelque chose. Y compris sa propre vie !

Comme dans son ouvrage précédent, Pierre de Villiers ne tombe ni dans la rancœur ni dans les regrets de son départ forcé, qu’il n’évoque d’ailleurs jamais.

Un livre d’une très grande classe, très bien écrit et d’une sagesse éclairante !

Psychologie de la connerie

psychologie de la connerie

La psychologie de la connerie a connu (et connait encore à l’heure où j’écrit ces lignes) une notoriété dans les médias rare pour un livre hors fiction.

Est-ce parce qu’il y a un gros mot dans le titre ? Je ne saurais le dire.

Le fait est que les médias semblent fascinés par les cons et la connerie. Sans doute car cela leur donne un exutoire en ces temps de fake-news et autres
gilets jaunes, ainsi qu’une explication rationnelle à la défiance à laquelle ils sont confrontés.

Ce livre ne méritait à mon sens pas autant de publicité. Pour le reste, j’ai déjà tout dit dans ma critique.

Latium (Tome 2)

Je me suis fait violence pour terminer l’année !

Peu convaincu par le premier tome, je me suis néanmoins attaqué à cette suite au moins autant pour la satisfaction de venir à bout de cette lecture que pour savoir quand même où tout cela devait nous conduire.

Chose à savoir, la numérotation des chapitres est linéaires. C’est à dire qu’au lieu d’avoir deux tomes, nous sommes en présence d’un seul et même roman scindé en deux volumes.

Toujours aussi inutilement verbeux, on peine à se frayer un chemin compréhensible dans cet entrelacs de personnages vaporeux.

La fin en elle-même est anecdotique et rend finalement tout cette lecture assez vaine.

Bonne année 2019 !

Bonne année 2019 !

Voilà ! C’est tout pour moi… A l’année prochaine !

Non, je plaisante ! Restez-là 😉

Enfin ceux qui me font l’honneur et le plaisir de venir subir ma prose. Les autres : qu’est ce que vous attendez 😀

Bref, bien que je ne fasse pas de vidéos sur Youtube, je vais quand même me fendre du traditionnel « Oh mais j’avais plein de trucs à faire et à vous dire, mais j’ai pas eu le temps donc j’ai plein de trucs en retard, na na na… »

Pour être tout à fait honnête : c’est pas vrai. Le temps, je l’avais. C’est juste que je l’ai pas pris, et du coup, je suis grave à la bourre. Je me suis concentré sur la lecture, dont le bilan de 2018 arrive vite, mais comme il y a 96 bouquins à passer en revue, ça se fait pas en deux minutes. Sauf si j’avais, comme je l’avais prévu, de faire ça au fur et à mesure…

2018 a certes été chargée de mon côté mais j’avais du coup plein de trucs à partager, et pas que des destructions massives d’œuvres pourries donc c’est pas cool.

Bon donc je vais pas tergiverser et m’y mettre sérieusement pour pouvoir enchaîner sur la suite.

Et donc pour 2019, qu’est ce qu’on se souhaite ?

De la sérénité pour tout le monde, vue la période agitée que l’on vit depuis mi-novembre.

Perso, je me souhaite de mieux organiser mon temps pour gérer tous les projets que je souhaite conduire !

Et pour vous, tout le reste : santé, bonheur, réussite ainsi que de belles découvertes, ici ou ailleurs !

Bonne année à tous !

Récap’ de mes lectures de Novembre 2018

Frère d’âme

Frère d'âme

Alors je ne sais pas vous, mais moi quand on essaie de me vendre un truc de force, à grand renforts de pub, d’articles, etc. j’ai tendance à faire tout l’inverse et à fuir.

Je ne comprends pas l’emballement médiatique autour de ce livre. Et je ne dois pas être le seul vu le flop incommensurable que le roman a connu lors de la saison des prix littéraires. Il n’aura obtenu qu’un lot de consolation avec le Goncourt des Lycéens.

Au-delà du sujet de fond qui pose de vraies questions sur la grande guerre et son horreur, les tirailleurs sénégalais, etc. c’est plutôt mal écrit et assez pénible à lire.

Je n’irais pas jusqu’à dire que l’absence de récompenses « prestigieuses » est méritée, mais peut-être que, contrairement aux oscars, une campagne de lobbying aura sans doute eu des effets inverses à ceux escomptés…

Le dernier jugement des templiers

Le dernier jugement des templiers
Le dernier jugement des templiers

La quatrième de couverture du livre de Simonetta Cerrini est pleine de promesses !

Saura-t-on enfin ce qui provoqua ainsi la chute de l’ordre politico-chevaliero-religieux le plus connu et le plus intriguant de l’histoire ?

Dans une étude très fouillée, principalement appuyée sur un document retrouvé par hasard, on suit avidement les derniers mois, les dernières semaines et les derniers jours des templiers et de son dernier grand maître.

Ce qui est étonnant avec ce livre, c’est qu’il s’agit objectivement d’un travail universitaire, digne d’une soutenance de Thèse, mais qui, contre toute attente, se retrouve dans les rayons de littérature générale de votre librairie préférée.

C’est un pari osé de la part de l’éditeur (dont j’ignore la réussite dans les chiffres de ventes) d’autant que la lecture est en fin de compte assez rude tant y sont entremêlés les références et que la multiplicité des intervenants doublé de plusieurs aller-retours dans le temps, nous font régulièrement perdre pied.

Un livre intéressant et instructif qui ne va pour moi pas assez loin dans son effort de vulgarisation qui justifierait son positionnement éditorial.

Ce que Steve Jobs ferait

queferaitstevejobsamaplace

Lu plus par acquis de conscience qu’autre chose.

Sorti peu de temps après le décès en 2011 du fondateur d’Apple, ce livre n’est clairement qu’une tentative mesquine de surfer sur l’appétence d’un certain public pour une prétendue « méthode Steve Jobs ».

Sauf qu’une telle « méthode » n’existe pas…

A minima, et c’est ce que propose ce livre, pouvons-nous observer les actions et réactions de Steve Jobs face à certaines situations ou certains problèmes.

Source d’inspiration indéniable, tenter d’appliquer à la lettre d’hypothétique « préceptes » de Jobs quand il faut plutôt voir des traits de caractère, est un non sens colossal et absolu.

En fin de compte, un livre qui vous en apprend moins sur Steve Jobs ou vos projets que sur la façon dont l’auteur perçoit Steve Jobs. Quoiqu’elle ne soit pas véritablement toxique, je déconseille cette lecture.

Tout l’art d’Assassin’s Creed Odyssey

Assassin’s Creed Odyssey est pour moi le jeu vidéo de l’année et j’aurais l’occasion d’y revenir en détail dans un autre billet.

Bien que je doive admettre que deux biais joue dans ce jugement : mon affection pour la franchise et, plus encore, celui pour cette période de l’histoire qu’est la Grèce Antique, à laquelle j’ai consacré une partie de mes études.

Déjà sublimée avec le précédent opus (Assassin’s Creed Origins) qui prenait place en Egypte Ancienne (une époque également chère à mon cœur), les gars de chez Ubisoft (développeurs, artistes ou historiens) ont non seulement prolongé l’expérience déjà éblouissante proposée par Origins (Gameplay, scenario, graphismes, etc.) mais l’ont sublimé dans cette suite tout à fait grandiose.

Cet ouvrage revient donc en détails sur le processus créatif des aspects esthétiques du jeu (mettant donc de côté les aspects purement ludique) et des recherches entreprises pour recréer les textures, les paysages, les personnages, etc.

S’il est conseillé de ne pas le lire avant d’avoir bouclé la trame principale du jeu, ce livre est une vraie mine d’or et de connaissances, que l’on pourra compléter par des lectures plus poussées sur tel ou tel sujet (biographies, monographies ou étude d’architecture).

Un complément plaisant au livre qui permet d’approcher d’un peu plus près le travail de l’ombre de ceux qui contribuent à rendre ces jeux beaux et crédibles.

Anges déchus

Anges Déchus

On ne peut hélas pas en dire autant de la suite de Carbone Modifié. Si l’on peut parler d’une suite. En effet, c’est bien le même héros, qui, réenveloppé dans un autre corps, n’a plus la même apparence physique que dans le premier volet, mais au delà de ça, rien à voir avec le premier opus.

Pas d’enquête, aucun personnages issus du premier tome en dehors du héros. Là il est question vaguement d’une arnaque ou d’un « casse du siècle », mais dont la trame est plus que confuse, ce qui rend la lecture assez pénible au final. Pas sur de boucler le cycle et le troisième tome cette année…

Face à Faces

face à faces

Ma « madeleine de Proust » de l’année ! Michel Courtemanche a pour ainsi dire « bercé » mon enfance. Sans que j’en comprenne toujours tous les tenants et aboutissants, ses grimaces ont toujours eu sur moi un effet hilarant !

Ce livre est passé totalement inaperçu en France, un comble quand on sait le succès qu’à rencontré l’humoriste dans nos contrées.

Même si le vocable est abusif, ce livre signe le retour de Michel Courtemanche. Abusif, car si sa carrière a été incontestablement mise entre parenthèses, le bonhomme n’est pas resté inactif et n’a jamais complètement disparu des radars.

L’auteur se livre ici à cœur ouvert dans un exercice d’une rare sincérité dans lequel transparaît à la fois les fêlures mais également la perversité du système dans lequel il est tombé, comme tant d’autres.

Un livre très émouvant doublé d’une plongée nostalgique dans les années 90.

Ce que je peux enfin vous dire

ce que je peux enfin vous dire

Au risque de paraître misogyne, sectaire, rétrograde, condescendant, ou tout autre qualificatif dont se voit gratifié quelqu’un qui ose dire du « mal » de Ségolène Royal, force est malheureusement d’admettre que ce livre est, au mieux une resucée de livres ou propos précédent de la demi-finaliste de 2007, au pire un étalage de naïveté.

Ségolène Royal a eu une vie politique. On ne peut pas lui enlever, et on doit même reconnaître qu’elle a eu un rôle certain dans l’avancée de certains sujets.

Mais Ségolène Royal a fait son temps. Elle ne coche plus les cases de l’époque.

Ce livre est une vaine tentative (de plus) de revenir au centre de l’attention, en surfant à la fois sur le succès (relatif) de la COP 21 (mais qui date un peu) et sur la vague #metoo. En résulte un ouvrage brouillon, pas soigné (à l’image de la coiffure en couverture) qui masque mal les ambition (déçues depuis) d’un retour dans la vie politique par un biais ou un autre…

Raté sur les deux tableaux. Et j’arrête là sur ce livre, au risque d’être encore plus désagréable…

A l’aventure compagnons

Transcription romancée de la saga « radiophonique » renommée, ce premier volume du Donjon de Naheulbeuk fera le délice des fans comme des néophytes.

Parodiant gentiment les classiques du genre et l’univers des jeux de rôles, la série trouve ici une traduction littéraire et romanesque, mettant en scène les dialogues originaux, savamment mis en scène et enrichis des décors ainsi que des pensées de personnages.

Drôle et brillant !

Les cieux pétrifiés

Dernier tome de la trilogie de la terre fracturée, ce roman vient conclure cette saga laborieuse, tant dans sa lecture que sa compréhension.

Mimi

Mimi

« Mimi » a été aussi vite enterré qu’il n’était apparu dans l’actualité.

Est-ce parce que tout le monde s’est empressé d’oublier ou d’effacer discrètement sa sortie ? Ou bien parce que son contenu était finalement plus pauvre que ne le laissait présager l’onde de frissons qui parcouru alors le monde politique et médiatique ?

Sans doute un peu des deux.

Si l’on découvre le parcours de Michèle Marchand, les auteurs se sont heurtés à tant de mutisme (pour ne pas dire « d’hostilité ») qu’ils n’ont finalement pas pu creuser bien profond. On devine néanmoins, entre les lignes, tout un tas de collusions malsaines, de petits arrangements, et au final un monde souterrain où se mêlent les puissants et les nantis.

Les auteurs nous décrivent finalement un monde de faux-semblants et de manipulations dont les classes moyennes et défavorisées se trouve les spectatrices à travers une presse people et magazine finalement assez manipulée.

C’est très bien écrit et les auteurs ont produit un travail remarquable mais le propos qu’il révèle est navrant. La France d’en haut a encore de beaux jours devant elle !

Les portes de la délivrance (Salvation Tome 1)

Ce nouvel opus de Peter F. Hamilton incarne ce qu pourrait être le pinacle de son oeuvre. Une savante alchimie entre ses différents cycle SF et ses space opéra grandioses.


Dans un style toujours impeccable, son intrigue ciselée à tiroir nous emmène avec un brio qui sublime le récit. Les intrigues imbriquées ne cessent de nous étonner et page après page nous n’avons qu’une seule hâte : connaître la suite !


Compte tenu de l’ampleur et de la qualité de son oeuvre accomplie, il était difficile de rêver à mieux, mais c’est pourtant chose faite. Non que cela remette en cause la qualité des précédents opus mais le savant mélange d’action, d’odyssée spatiale, de politique, etc. en fait une oeuvre majeure et magistrale.

A la lueur de la qualité de son oeuvre accomplie, il était difficile de rêver à mieux, mais c’est pourtant chose faite. Non que cela remette en cause la qualité des précédents opus mais le savant mélange d’action, d’odyssée spatiale, de politique, etc. en fait une oeuvre majeure et magistrale.

Récap de mes lectures d’Octobre 2018

Vice et Versailles

Vices et Versailles

Le château de Versailles fait rêver beaucoup de monde. Et un bon conseil à donner pour ceux qui veulent un jour visiter l’un des joyaux du patrimoine français c’est, d’une part d’aller s’entraîner à Ikea pour apprendre à maîtriser une visite en sens unique (histoire d’éviter de se faire enguirlander par un vigile si vous avez l’outrecuidance de vouloir faire demi-tour au milieu du parcours), et d’autre part, c’est de ne pas lire ce livre.

Oeuvre de l’ancien responsable des jardins du parc renommé, les propos tenus, qui ne sont pas dénués d’intérêts par les quelques anecdotes narrées, sont le fait d’un homme aigri et blasé.

Sans doute incité par sa mise en retraite, le récit qui s’égraine page après page est plein de ressentiment et d’amertume, voire d’une certaine colère. Sous des dehors d’ode à ce prestigieux bâtiment, chaque chapitre est l’occasion pour l’auteur de se lamenter sur le thème universel du « c’était mieux avant ».

Chacun en prend pour son grade, qu’il s’agisse des politiques, des gestionnaires, ou, le plus souvent, des visiteurs.

On préférera à ce livre désabusé la lecture d’une bonne monographie sur le château et son parc, dépouillé de toute la négativité que laisse transparaître sciemment l’auteur de celui-ci…

L’âme d’une image

L'âme d'une image

Ceux qui m’ont vu traîner sur les réseaux sociaux de l’internet mondial savent que je suis tombé dans la marmite de la photographie.

En ce domaine, comme dans tous les autres, on ne cesse jamais d’apprendre. Apprendre en pratiquant, apprendre en écoutant ceux qui maîtrise le sujet, apprendre encore en lisant sur le sujet.

Après avoir suivi un workshop en ligne de David DuChemin (photographe humanitaire canadien) le hasard a voulu que la version française de l’un de ses ouvrages soit publié par les éditions Eyrolles le jour de mon anniversaire 🙂

Ce livre est une véritable source d’inspiration et donne à voir un aperçu du travail de David DuChemin.

Bien entendu, c’est une lecture qui s’entend parmi d’autres, plus ou moins technique ou plus ou moins artistiques selon votre niveau de pratique. Mais la pratique photo ne peut s’améliorer que si l’on dépasse les seules considérations techniques pour s’élever vers la quête de sens pour nos images qui doivent pour principale vocation, non pas d’être simplement « nettes » mais de délivrer un message, une émotion. Bref : avoir une âme.

Destin Français

Destin Français

Vous connaissez la différence entre le métier de chirurgien et celui d’un historien ? Il ne viendrait à l’idée de personne de pratiquer le premier sur un coup de tête (à part si vous êtes un psychopathe ou un tueur en série). Alors que pour le métier du second, il semble que n’importe quel branquignole puisse s’y essayer sans gène aucune.

Il faut dire que, contrairement au premier, il n’y a pas mort d’homme… Encore que je risque un AVC à chaque fois que je vois une vidéo de Loran Deutsch…

Pourquoi certains se sentent-ils obligés de parler d’Histoire, surtout pour dire des conneries ? On entend nettement moins de monde disserter sur la physique nucléaire ou les accélérateurs de particules…

Ce serait encore pour proposer une lecture originale d’un épisode de l’histoire, comme a pu le faire Camille Pascal, mais hélas la plupart du temps, les ouvrages appuyés sur l’Histoire n’ont d’autre vocation que de servir un sous-texte maladroit sur des opinions politiques pas toujours fraîches (sauf pour Loran Deutsch qui n’a d’autre visée que mercantiliste).

Peu de choses à dire de ce nième Zemour, à part que si certains fait sont vrais, le reste n’est que pures élucubrations délirantes, sans queue ni tête, et sans colonne vertébrale.

A fuir, non à cause de son (faible) fond idéologique, mais plutôt parce que cela ne nous apprend rien…

Tu peux ou tu peux pas

Tu peux ou tu peux pas

Un livre au concept interessant qui pourrait presque se prêter à une déclinaison sous forme de jeu de société !

Quelques cas sont présentés de manière un peu tordue afin de rentrer dans le cadre proposé par le livre mais on passe dans tous les cas un bon moment en plus de découvrir certaines choses insolites.

Un été avec Homère

Un été avec Homère

Bien que n’étant pas auditeur de France Inter, la publication livresque de la chronique estivale de Sylvain Tesson a éveillé ma curiosité.

Mon passé scolaire (littéraire et historique) pendant lequel est née ma passion pour la Grèce me rendait le pitch alléchant.

Et le moins que je puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçu !

La poésie avec laquelle l’auteur nous dépeint la Grèce et ses paysages, sculptés par la puissance des éléments qui s’y déchaînent, est d’une rare élégance.

Dans le même ordre, son approche très simple et didactique des deux poèmes majeurs d’Homère, l’Iliade et l’Odyssée, nous plonge dans ce passé ancestral, mythologique, mais nous ramène invariablement à notre présent, tant les propos du poète n’ont rien perdu de leur actualité.

Plus qu’un guide de lecture ou une analyse textuelle, le livre de Sylvain Tesson nous donne à observer minutieusement ces héros du passé pour mieux nous les faire apprécier au présent pour ceux d’entre nous qui auraient encore mal au crâne après la lecture ânonnée des vers originaux !

Tyranny of metrics

Tyranny metrics

J’ai une critique en cours d’écriture sur cet ouvrage, pour le moment non traduit en français, ce qui est dommage car il échappe de ce fait à une partie de son public non anglophone…

Ce livre devrait être sur la table de chevet de bon nombre de responsables politique, de chefs d’administrations publiques ou d’entreprises.

Par ce brillant exposé, Jerry Z. Muller démontre, exemple réels à l’appui, que la mise en oeuvre d’indicateurs de manière ostensible est contre productive.

Loin de permettre d’atteindre des objectifs et d’améliorer les choses au quotidien, les indicateurs s’auto-entretiennent et génèrent un cercle vicieux qui annule le potentiel effet bénéfique qu’ils pourraient avoir s’ils étaient utilisés intelligemment avec parcimonie…

Un ouvrage éclairant à recommander !

The design of everyday things

the design of everyday things

C’est dans le cadre de mon travail à la ville que je me suis penché sur les questions de design.

Cet ouvrage est une référence du sujet et sa lecture intéressera au delà de ceux qui ont à travailler sur le sujet.

L’auteur, expert du sujet, ancien de chez Apple, explore le sujet de fond en comble, le tout appuyé de nombreux exemples et cas pratiques. Vous terminerez ainsi la lecture en sachant ce qu’est le design, ce qu’est un BON design et l’importance que cela revêt.

J’ai une fiche de lecture complète sur cet ouvrage en attente de finalisation, que je partagerais ici dès sa finalisation.

Le sang des 7 rois (Tome 7)

C’est enfin terminé…

A rebours, il apparaît clairement qu’il n’y avait pas besoin d’écrire sept volumes pour raconter tout ça.

Si Star Wars a créé malgré lui la mode des trilogie, il semble que cerrtains auteurs se sentent obligés, comme pour Harry Potter ou Game of Thrones d’en faire sept.

Sans tailler inutilement dans le lard, l’ensemble tiendrait raisonnablement en trois (voire quatre) volumes. Cela épargnerait certaines longueurs ou certaines digressions, qui n’apportent rien au propos ou à la littérature en général.

C’est un reproche que je formule régulièrement à l’endroit de certaines œuvres littéraires. Non pas comme un américain qui voudrait que tout lui soit prémâché ou qui attend qu’une adaptation sorte en DVD pour moins se prendre la tête, mais plutôt comme un amoureux de la qualité.

Et qualité ne rime que rarement avec quantité. Au prétexte de produire du texte au kilomètre afin de remplir les rayonnages des librairies (et des lecteurs) certains roman enflent.

Si l’inutile a son utilité, il faut savoir garder une cohérence à son récit et ne pas diluer son propos dans des élucubrations, peut être très bien écrite, mais qui dilapide l’attention du lecteur et noie l’intrigue.

Le lent passage de la fantasy à la science-fiction de cette série est mal géré. Dommage car il aurait pu y avoir un vrai coup éditorial à jouer.

Dans la tête du panda

Je vais commencer par ça : j’en ai marre des gens connus qui se plaignent d’être connus.
J’en ai marre des gens connus grâce à un talent, une activité, un art ou une réalisation particulière, se plaindre d’être réduit ou cantonné à ce seul acte originel.
J’en ai marre des gens qui, quoiqu’il fasse, ne sont jamais satisfaits et voudraient toujours faire autre chose.
Et j’en ai marre de ces « youtubers » (pourquoi youtubers d’ailleurs et pas youtubiste ?) qui cumulent ces 3 tares et qui reviennent régulièrement vous expliquer que les choses vont changer, que ça leur coûte (humainement et financièrement) mais que bon, c’est pour être « en accord avec mes valeurs » et ce que je suis profondément… #surmoipower

Et par dessous tout, j’en ai marre qu’on m’engueule et qu’on me fasse culpabiliser à longueur de journée sur le net et ailleurs, mais surtout sur le net.
Olala, vous utiliser un adblocker ! Vous tuez la création et les journalistes !
Olala, tu regardes des vidéos de chatons qu’on martyrise #causeanimale
Olala, tu regardes des vidéos YouTube sans donner sur tepee ou t’abonner #telethon

Merde !

(Ouais, en général je réponds merde, ça colle avec à peu près tout !)

Donc désolé, mais aujourd’hui, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !

Et le fautif, c’est InthePanda, Victor dans la vraie vie. Inthepanda qui officie sur YouTube avec une chaîne orientée cinéma. Réalisateur lui-même, sa chaîne nous permet de découvrir certaines de ses créations, mais également ses coups de cœur, ses coups de gueule. Mais elle est surtout empreinte de réflexions de fond sur le cinéma dans toutes ses dimensions : techniques, sociales, économiques, etc.

Victor aime le cinéma, ça se sent et ça se voit. D’un amour viscéral, presque fusionnel. C’en est presque trop. Et comme pour tout ce qui est excessif, on perd vite le sens de la mesure.

Mais si être passionné est (relativement) facile, être passionnant l’est beaucoup moins. Et Victor sait être passionnant en donnant vie à son propos par la fougue de sa passion et sa vergue faconde.

Le risque avec une passion, c’est qu’on ne découvre trop tard qu’elle vous consume. Et une fois consumé, il ne reste plus grand chose pour rallumer la flamme…

Victor s’est-il aujourd’hui brûlé les ailes ?

C’est en tout cas le sentiment qu’il semble nous confier dans sa vidéo sur Alad’2 (notez que c’est le première, seule et unique fois que j’écris le nom de ce « film » de merde quelque part).

Usé par les règles du jeu de YouTube (le fameux YouTube Game dont il nous dit qu’il est par ailleurs inexistant) consistant à optimiser ses contenus et son référencement pour maximiser la monétisation de sa chaîne afin de gagner des sous… et pourquoi pas sa vie !, il se dit fatigué de devoir créer pour plaire à une certaine audience qui générera en bout de course une partie de ses revenus. Plus de vue = plus de pognon. Logique. Donc pour faire plus de vue, il faut faire des trucs que les gens veulent voir. Imparable.

Sauf que beaucoup de créateur qui se sont accommodé de ce mode de fonctionnement, semblent aujourd’hui lui tourner le dos…

Ça va foutre la merde dans mon plan, mais tant pis j’en parle maintenant : je ne suis pas du tout convaincu de la pertinence du modèle économique des créateurs tirant tout ou partie de leurs revenus des dividendes versés par YouTube.
Pour preuve, la majorité de ceux qui avaient tout misé dessus sont obligés de faire appel à des ressources tierces : plateformes de financement (tepee, patreon, abonnement YouTube, etc.), des placements de produit ou « partenariats » pour les prudes, etc.
Bref. C’est la merde. Et dès que Google change quelque chose dans les règles de monétisations et de rétribution, on se prend une avalanche de vidéo « ouin-ouin » parce que la rentabilité n’est d’un coup plus au rendez-vous… Triste époque.

Vous voulez la sécurité de l’emploi et de vos ressources ? Trouvez autre chose !

La vie des créateurs a toujours été dure et même quand on s’appelait Leonard de Vinci, Jean-Sébastien Bach ou que sais-je, il fallait faire ce pour quoi on vous savait doué et pour quoi on vous payait, quitte à ce que ça soit au détriment de son moi artistique profond et incompris.

Donc ouais : vivre de la création, c’est la merde. Mais ça l’a toujours été. Combien d’auteur ont du faire des piges de merde, et pas toujours glorieuses pour pouvoir bouffer des pâtes histoire de survivre assez pour avoir le temps d’écrire le chef d’oeuvre qui se vendra et les rendra un peu moins pauvre ? (ouais faut pas déconner, on n’est rarement milliardaire en vendant des bouquins…)

Et pour ne rien arranger , on est à l’époque d’internet… Tu sais celle où il est à la fois possible d’accéder à tout le savoir du monde (et tout le porno) en un clic et de déverser tout son fiel et sa haine d’un coup de clavier anonyme et masqué…

Mais a la limite incriminer le média et l’époque serait par trop facile et étriqué.
Parce que quel que soit le support et l’époque, les « haters » ont toujours eu le verbe haut et facile. Il n’y a guère que sur TripAdvisor où l’on trouve aisément de bonne critique. Sinon, de manière générale (le genre de formule à l’emporte pièce qui implique forcément de tomber sur une exception), ce sont ceux qui sont mécontents, pas d’accord, déçu ou en colère, qui lâche plus volontiers un avis ou un Feedback.
On ne parle jamais des trains qui arrivent à l’heure…

Et comme ça commence à devenir personnel, on va se tutoyer hein !

Ainsi donc, la vidéo la plus vue de ta chaîne est celle de ta critique des nouvelles aventures d’Aladin.
Alors du point de vue du créateur, je comprend que ça te fasse chier parce que d’autres de tes productions (on va arrêter de dire « vidéos » comme si on était sur videogag.fr) méritent plus de notoriété que ce que leur compteur de vues laisse voir (#jeudemot).
Mais d’un autre côté, quand tu dis que c’est ta vidéo la plus nulle, c’est faux, et ce au moins à deux titres.

  1. C’est pas la critique du film le plus mauvais que tu ai commenté sur YouTube. Les visiteurs 3 sont bien plus mauvais. A bras ouverts est bien plus mauvais. Donc console toi en te disant que la performance d’une critique n’est pas proportionnel à la médiocrité de l’objet.
  2. Sans parler de mon aversion de plus en plus prononcée pour les vidéo face cam (sérieux les mecs quand vous avez un message à délivrer / libérer… vous mettez pas en face cam… vous n’êtes pas le message !), ce qui est un autre sujet, l’esthétique de cette vidéo est loin d’être dégueu. En plus tu as le sens du rythme et du montage (ah bravo tocard ! Si tu maîtrise le montage, tu maîtrise le rythme…) qui rend le tout très plaisant à regarder. Que ça ne corresponde pas à tes standard de qualité, qui sont soit dit en passant ceux d’aujourd’hui alors que tu es plus « mur », c’est une chose. Mais même en prenant en compte le fait qu’il s’agit d’une ancienne vidéo, à la technique « datée », elle n’a pas a rougir.
    Et puis merde (oui, je vous ai dit, ça passe partout !), chier sur tes anciennes productions au motif que « c’est moins bien que maintenant, j’avais une coupe de merde, etc… » et reprocher à ton audience de les avoir aimées ça revient au même que si tu disais à ta mère qu’elle a pas de goût parce qu’elle a pleuré quand tu lui à récité le premier poème que tu as appris par cœur pour la fête des mère quand t’avais 3 ans au motif que c’était pas du Baudelaire.
    Non c’était pas de la grande poésie, oui c’était récité avec le cul, mais c’était fait avec amour, avec le sourire, avec enthousiasme et ça restera quoi que t’en penses et quoi tu veuille comme l’un des plus beaux souvenirs de ta maman et qu’elle en repleurera encore certainement dans bien des années en y repensant.

Donc non, nous on va pas chialer en revoyant tes vieilles prod, surtout que, on va pas se mentir, t’as aucun gout en matière capillaire ;), mais merde (comique de répétition) ça fait partie des fondations qui font ce que tu es aujourd’hui !

Tu sais, la culture, c’est comme la bouffe. Tu reviens toujours aux trucs que tu as aimé. Même si tu vieillis et que tu te découvre de nouveaux goûts, et ben de temps en temps t’aime bien revenir au MacDo. Tu sais, le truc honteux que tout le monde critique mais qu’on trouve bien rassurant de temps en temps…

Ben avec toi c’est pareil. Ouais on aime ce que tu fais de manière générale. Y a des trucs qu’on aime plus que d’autres. Mais quand y a un truc qu’on a vraiment kiffé, et bien on en redemande.
Le problème c’est pas que tout le monde t’ai « demandé » de faire une critique de la suite des aventures d’Aladin. Le problème, c’est qu’ils l’ont tournée cette putain de suite…

Les gens n’attendaient pas du bashing gratuit pour se divertir ou avoir un avis objectif sur cette bouse. Les haters t’ont pas attendus pour cracher sur Kev Adams ou qui sais-je.

Les gens t’attendais sur le sujet parce que tu es le porte parole de ces spectateurs affligés qui en ont marre qu’on leur donne de la merde à bouffer et qui se désolent de voir les jeunes pré-pubères se ruer consommer de la chiasse predigérée nauséabonde parfumée au marketing.

Tu te vois peut-être pas comme un Robin des bois des salles obscures mais pourtant c’est bien la qualité de ton propos mariée avec la qualité esthétique de tes productions qui font de toi quelqu’un de légitime pour t’exprimer sur le sujet.

Ta vie serait triste si tu n’étais qu’un hater comme les autres. Mais c’est pas le cas, même si la majorité des gens ayant vue ta vidéo la plus vue n’ont sans doute pas pris le temps de voir ce que tu fais par ailleurs.

Et quand bien même tes prod les plus performantes (ouais on va arrêter de se mentir, c’est du business YouTube et il n’est question que de performances) sont celles sur Aladin, ça va non seulement te rapporter du blé (ou des pâtes, rapport à ce que je disais plus haut, tu suis ?) mais surtout de locomotive pour le reste de la chaîne.

Et ne crois pas que ton rôle dans l’histoire de l’humanité sera réduit à ces seules épiphanies numériques. Plein de gens ont clashé Aladin. T’aurais été le seul, ça aurait pu se discuter. A la rigueur. Mais dans le concert de louanges à cet étron, tu as au moins eu le mérite de poser un constat simple, construit, argumenté, documenté, et instructif (ce qui est une gageure dans le cas présent).

Donc ça te saoule qu’en 2018 ta prod la plus vue soit encore celle là. Et ça te saoule encore plus qu’on t’ai harcelé pour savoir si t’allais critiquer la suite.

Soit.

Mais mec : c’était écrit !

Bien sur que les gens allaient vouloir avoir ton avis. Comme je le disais plus haut, pas pour voir un mec lambda tirer sur une ambulance qui n’a plus de roues. Non. Mais pour avoir TON avis. TON analyse. Avec TON ton (non, pas mon oncle…)

Et si tu le fais pas TOI, qui va le faire ? Qui va aller dire à tous ces producteurs, acteurs, marketeux que ce qu’il font c’est de la merde en barre massive ?
Nous ?
Et ou ? Dans les fiches Allociné et sur Amazon ?
C’est sur que ça va faire trembler l’industrie de voir 200 « LOL C NUL » à la queue leleu sur le forum Bla bla de JV.com !
Y a qu’à voir comme Disney à changé son fusil d’épaule face au torrent de haine dans les commentaires sur l’épisode 8.
Oh wait ! Ah bah non en fait, ils en ont rien à foutre…

Les gens t’ont pas attendu pour chercher des infos ou des avis sur un film avant d’aller le voir. Les gens n’ont pas besoin qu’on leur dise quoi penser. Ceux qui se laissent influencer ont l’échine trop molle pour avoir un impact sur le monde. On influence que l’endroit où ils vont lâcher leurs euros.
Les gens cherchent de l’info parce qu’il est humainement impossible de tout voir, tout lire, tout écouter. Et contrairement à ce que tu dis, c’est pas une question de pognon. C’est juste une question de temps… Au ciné, tu paye 13 balles pour 2h de ton temps. Et que pour 13 balles, t’as envie de passer 2h de bon temps. Pas 2h de supplice. T’es déjà resté 2h les doigts coincés dans une porte ? Ben c’est pas agréable et perso c’est la sensation que j’ai eu en regardant le dernier Star Wars.
Même en téléchargeant, en piquant le bouquin ou le CD (qui écoute encore des CD ?) le temps que tu consacre à une merde c’est du temps perdu et le temps perdu ne se rattrape jamais. Le pognon, ça reste à voir.

Donc oui, les gens, devant l’afflux massif de contenus, ont besoin d’avoir un peu d’infos avant de se ruer sur tout et n’importe quoi. Notre monde souffre de manque de temps. On n’en donc pas à perdre sur des conneries (comme cet article qui devient beaucoup trop long, je me saoule moi-même…) et, à minima, quand on sort d’un truc qui nous a pas plus on va vouloir savoir si on a été le seul à pas aimer ou si c’est qu’on a des goûts de merde.

Donc désolé Victor. J’aime beaucoup ce que tu fais, y compris les critiques, parce qu’elle sortent du lot de cette bouillie infâme de copier / coller des arguments marketing qu’on trouve dans toute la presse.

Si tu tiens vraiment à ce que les gens réfléchissent d’avantage à ce que tu dis : écrit le ! A l’heure du tout vidéo, on a tendance à sous-estimer la puissance des mots. Et bizarrement, les haters bas de plafonds qui sont venus se lâcher chez toi et qui te saoules, seront d’un coup moins nombreux, ayant déserté les lieux au premier mot contenant plus de 3 syllabes.

Quand j’ai vu la conclusion de ta dernière vidéo, j’ai programmé un lâché de slip kangourou à ton effigie sur Paris.

Si tu reviens, j’annule tout !

Récap’ de mes lectures de Septembre 2018

Les jeux de Némésis (The Expanse Tome 5)

C’est à mon sens le meilleur opus de la série à ce jour.

Non que les précédents soient d’une quelconque médiocrité, mais l’ampleur que prennent ici les personnages est exceptionnelle.

Alors qu’ils vivent d’habitude toutes leurs aventures ensembles, nos héros sont ici chacun de leur côté.

Ils atteignent dans ce tome une profondeur d’écriture incroyable et, s’il le fallait encore, accroissent la cohérence de leurs histoires et confortent notre empathie à leur endroit.

Sur fond de terreur incroyable, les auteurs déploient une histoire riche et développent encore plus l’univers patiemment mis en place depuis le premier opus.

Tuer Jupiter (Critique)

Tuer jupiter

Sentiment très mitigé sur ce roman de politique fiction qui témoigne moins d’un talent littéraire que d’une prise de température de l’époque.

Sans aller jusqu’à dire qu’il est audacieux ou original, le pitch et son déroulé sont à tout le moins… rafraichissant, disons-le comme ça (même s’il est quand même question de l’assassinat du président de la république et d’un complot).

C’est peut-être le livre de chevet de quelques gilets jaunes qui rêvent sans doute d’enterrer notre sémillant président. Qui sait ?

Les chroniques de Méduse

Chroniques de méduse

Peu familier des œuvres d’Arthur C. Clarcke, j’ai jeté mon dévolu sur ce roman à la faveur de la Petite OP 2018. Quoique uniquement « inspiré » d’une nouvelle de Clarcke, il donne selon moi un bon aperçu de l’univers de Clarcke. Sans trahir ce dernier, les auteur ont su avec talent proposer quelque chose de neuf et de fidèle.

On prend plaisir à suivre les aventures de ce vétéran à travers lesquelles on aborde des questions existentielles fréquentes dans la littérature SF actuelle : la prolongation de la vie sur plusieurs centaines d’années, l’acceptation de la différence, les sens du devoir, etc.

Un très bon roman !

Petit Paul

Petit Paul

Honnêtement, il n’y aurait pas eu la polémique à propos de cette BD, je ne m’y serais pas intéressé. Comme quoi, on a rien fait de mieux en termes marketing et promotionnel…

Du coup, par esprit de contradiction ou pour jouer les rebelles en mousse, je me suis rendu dans la librairie Glénat à Lyon pour repartir avec mon exemplaire sous le bras.

C’est gras, c’est sur. C’est loin d’être fin, c’est évident. Mais l’ouvrage est plus « drôle » que « trash ». La démesure de certaines situation et le ridicule de l’ensemble font inévitablement sourire même quand c’est pas drôle…

Passée la première lecture, on y revient pas forcément, ce qui laisse à penser que, sans la polémique, l’ouvrage n’aurait peut-être pas, par son seul contenu, trouvé son public…

Le sang des 7 rois (Tome 6)

Probablement le volume le plus faible de la série.

Je ne suis parvenu jusqu’ici qu’à force d’abnégation et de persévérance. Limite acharnement littéraire…

L’intrigue part complètement en vrille et le roman ne se cache même plus pour nous dire que l’on meuble en attendant le dernier tome.

Everyday Backpack de Peak Design : un an après

Il y a un an, après avoir longtemps tergiversé, j’ai fini par craquer (raisonnablement) sur le Everyday Backback de Peak Design, en version 30 L, couleur « Ash » (enfin… gris clair quoi !)

Hasard ou coïncidence, j’ai du effectuer tout récemment un échange du sac avec le service client de Peak Design pour un léger problème, dont je parlerais plus bas. Du coup, j’ai saisi l’occasion pour comparer un sac tout neuf avec un sac ayant fidèlement servi pendant un an.

Voyons donc ce qu’il en est !

Oh ! Un sac tout neuf 🙂

Le choix du sac

Avant de rentrer dans le détail, laissez moi rapidement vous expliquer pourquoi avoir choisi ce sac.

Je commence à avoir pas mal de sac : sac à dos, sacoches, pochettes, sac de voyages, etc. Je me découvre presque une passion pour ces outils du quotidien pour lesquels les innovations ne cessent de voir le jour.

Mon précédent sac principal était un basique mais robuste Eastpak noir. Avec son look et sa fiabilité éprouvée on y loge tout ce dont on peut avoir besoin pour les déplacements du quotidien ou une petite randonnée.

Mais très vite, dès qu’on transporte un peu de matériel technique (ordinateur, tablettes, appareils photos, cables, etc.) ça devient vite compliqué en termes de confort (avec des arrêtes saillantes dans le dos) et de sécurité du matériel qui n’est pas suffisamment protégé.

Pour accompagner ce sac à dos, j’ai commencé à prendre plusieurs sacs « photos » de type sacoche ou sling. Mais très vite, les limites de ces sacs dédiés sont apparues. Même en reportage photo on a besoin d’embarquer autre chose que son boitier ou ses filtres…

Après plusieurs voyages où j’ai du me battre avec mes différents sacs, je me suis donc mis en chasse d’un nouveau sac, avec un cahier des charges assez strict :

  • Confortable, avec un soutien du dos ferme
  • Compartimenté
  • Adapté au transport de matériel photo… en quantité
  • Avec un accès rapide sur le coté
  • Mais qui ne se limite pas à un rôle de sac photo
  • Avec une poche dédiée pour un ordinateur

Autant dire que je cherchais le mouton à cinq pattes !

Cherche Lycos ! Cherche !

Mes recherches, peu efficaces il faut avouer, ne donnèrent rien dans un premier temps. Je tombais invariablement sur les gammes « photo » de type Lowepro, qui se prêtaient pour moi assez peu à un usage quotidien hors sorties photos, sauf à démonter consciencieusement l’enchevêtrement de séparateurs à scratch que vous avez mis des heures à mettre en place…

Mais force était de constater qu’à priori aucun candidat ne semblait répondre à l’ensemble de mes critères, un paramètre manquant toujours à l’appel ou ne correspondant pas tout à fait à mon postulat de départ.

Je devait donc me résoudre à faire des compromis par rapport à l’idéal que je recherchais.

En désespoir de cause, aidé par le hasard lors de la visite inopinée d’un magasin photo en vacances à Bordeaux,  je me suis rabattu sur un sac de la marque Nikon, non parce que c’est la marque photo que j’utilise (et que j’apprécie par ailleurs) mais parce que c’est celui qui se rapprochait le plus de mes besoins. Un test de ce sac, assez méconnu par ailleurs, est en cours de préparation.

C’était (enfin… c’est, puisque je l’ai toujours) un sac purement photo, mais dont les possibilités d’aménagement et son prix contenu (moins de 100€) en faisait une alternative interessante à toutes les gammes vers lesquelles toute recherche Google va vous mener inconditionnellement… Pour peu que l’on cherche un sac « photo », ce qui n’était toujours pas mon cas.

Bref. Ce sac est parfait pour stocker tout mon matériel photo. Plus pratique pour moi qu’un valise encombrante, il ne résout quand même pas l’ensemble de mes besoins.

Après avoir lâché l’affaire pendant plusieurs semaines, c’est au détour d’une vidéo youtube, que j’ai découvert Peak Design et l’Everyday Backpack.

Quelques recherches et quelques hésitations plus loin (et oui, c’est quand meme un budget 😉 ) me voilà l’heureux propriétaire de ce magnifique sac.

Le sac en bref

Inutile de revenir en détails ici sur les features de ce sac. Les tests, unboxing et autres review sont légions sur le net. Le mieux étant d’aller voir directement la vidéo de présentation faite par Peak Design :

Versatile grace à son système de séparateurs polyvalents, sobre et élégant, pratique, doté d’un nombre incroyable de rangements très astucieux, d’une robustesse saluée, il répondait en tous points de vues à mes besoins !

Des poches ! Plein de poches !

Le sac au quotidien

J’ai utilisé ce sac tous les jours, que ça soit pour aller au bureau, se balader en ville, partir en week-end ou faire de la randonnée.

J’ai trouvé là un sac unique me permettant de répondre à toutes les situations, sans avoir besoin de changer de sac à chaque fois. Bien entendu, pour des sorties très spécifiques, il ne remplacera pas complètement un sac dédié. N’espérez pas faire un trek avec, il ne remplacera pas complètement un vrai sac de randonnée. J’ai néanmoins fait plusieurs sorties à la journée et il n’a pas été pris en défaut : vêtements, cartes, bouteilles, rations, appareil photo (bien sur !), j’avais tout à portée de main, sans manquer de rien et avec une tenue irréprochable.

Certains disent trouver que l’organisation du sac demeure un véritable casse-tête : comment est-ce que j’organise les séparateurs ? Que mettre dans chaque poche ? Je met ce truc où ?

C’est se tordre la tête pour pas grand chose ! Au fil du temps, vous apprenez à tirer parti des capacités de personnalisation (presque) infinies offertes par le sac.

Il n’existe pas une façon unique d’organiser ce sac, qui va se plier à toutes les situations en partant d’un grand espace vide à une imbrication plus ou moins complexe des séparateurs. Le problème est, comme dans beaucoup de situation, la trop grande variété de choix. Trop de choix, trop de possibilités, tue le choix. Se plaindre de cette modularité reviendrait à se plaindre qu’une voiture offre de trop nombre allures possibles…

De mon point de vue, il y a plus matière à ergoter sur son look, qui plait ou ne plait pas, ou encore son envergure qui peut être plus ou moins massive selon la physionomie de chacun. Mais sur le reste, il s’agit d’un sac très polyvalent qui s’adapte à la vie quotidienne de beaucoup d’entre nous.

Le sac un an après

Après un an d’usage intensif, je dois admettre que le sac est en meilleur état que ce à quoi je m’attendais.

Deux bémols par rapport à ce constat tout de même.

D’abord, j’ai pris un soin tout particulier de ce sac et ai fait attention à ce qu’il ne subissent aucun accroc ou aucun dommage sérieux. Il a été tâché, mais c’est à peu près tout.

Ensuite, malgré le soin apporté, une usure marquée est apparue sur la garniture en bas du dos, usure qui a fait l’objet du SAV évoqué en début d’article.

Après contact avec Peak Design, il s’agit d’un problème connu, qui passe sans problèmes sur la garantie.

Au départ, je croyais qu’il s’agissait du frotement des pièces métalliques que l’on trouve à l’arrière des jeans. Mais en fait, il n’en est rien. C’est simplement le passage du temps, sur une partie très sollicitée et pas suffisamment renforcée.

Mise à part ce dégât, rien n’a bougé ou presque. Les fermetures éclairs sont intactes. Tout juste les attaches touchant le sol ont perdue de leur superbe.

L’ancien sac à gauche, le nouveau à droite

Les pièces de cuir n’ont pas bougé non plus. Seule celle de la poche supérieure a pris une patine sympathique à force d’être utilisée. D’ailleurs, sur le sac de remplacement, ces attaches ne sont plus garnies de cuir, mais seulement noire. D’après l’équipe de designer de Peak Design, cette modification permet de régler des problèmes d’usure.

Ca patine !

Le cuir, c’est quand même la classe !

Les parties en nylon sont intactes également. Celle en nylon renforcé au pied du sac, destinée justement à résister le plus aux abrasions, n’a pas pris une ride.

Nickel !

Les séparateurs laissent tout juste apparaître discrètement une légère usure sur la tranche. Mais leur solidité n’est pas prise en défaut et ils restent bien en place.

A peine usé !

Aucune couture n’a lâché et les bretelles ne souffrent d’aucune faiblesse. Les poches latérales, fortement sollicitées pour le transports de bouteille ou de trépieds auraient pu être distendue. Il n’en est rien non plus.

L’ancien à gauche, le nouveau à droite

En conclusion

Vous dire que je suis très content de ce sac serait un doux euphémisme !

Il m’accompagne tous les jours et me permet d’emporter tout ce dont j’ai besoin pour une journée de travail, une sortie en famille, etc.

Vous dire que je ne suis pas inquiet à propos du problème rencontré serait un pieux mensonge.  Bien que couvert par la garantie (même si c’est particulièrement galère de le faire prendre en charge) ça n’en reste pas moins un point « inquiétant ». Car il est à peu près certain que le souci va se représenter.

Reste à savoir quand, vu que je vais particulièrement surveiller ce point là !

Ça n’enlève rien au fait que le prix en vaut la chandelle et qu’au delà de la hype du moment, le sac reste endurant et résiste sur la durée (quelques éraflures n’entament pas l’intégrité du sac… votre matos est en sécurité !).